Les psychotropes criminogènes

Les drogues criminogènes directes par excellence sont l’alcool, les amphétamines, la cocaïne et la phencyclidine (PCP).

Un des phénomènes liés à la toxicomanie est la criminalité. Celle-ci peut être directe (certains psychotropes entraînent un comportement violent qui engendre la commission de crimes de nature diverse) ou indirecte (les personnes commettent un acte criminel pour se procurer l’argent ou la drogue sans que la substance ait un effet intrinsèque d’agressivité).

Plusieurs psychotropes appartenant à des classes pharmacologiques distinctes peuvent induire la tolérance, la dépendance psychologique, la dépendance physique et la toxicomanie. Un des phénomènes résultant de la toxicomanie est la criminalité.

Les drogues criminogènes directes par excellence sont l’alcool, les amphétamines, la cocaïne et la phencyclidine (PCP). La nature et la sévérité des effets toxiques de ces substances sont associées à divers facteurs

Les drogues criminogènes directes par excellence sont l’alcool, les amphétamines, la cocaïne et la phencyclidine (PCP). La nature et la sévérité des effets toxiques de ces substances sont associées à divers facteurs (Ben Amar et al., 2006 ; Ben Amar, 2007).

La relation intoxication-criminalité est complexe. Elle dépend, entre autres, du type de psychotrope utilisé, de sa pureté, des doses consommées, de la fréquence, du mode et de la durée d’administration, des phénomènes de tolérance et de dépendance, de l’usage concomitant de deux ou plusieurs drogues (phénomène d’interactions pharmacologiques) et de facteurs biopsychosociaux propres à chaque individu, incluant sa sensibilité, sa personnalité et la présence simultanée d’un trouble mental.

Divers psychotropes ont des propriétés qui facilitent un passage à l’acte criminel. À titre d’exemple, une étude effectuée dans les centres de détention fédéraux du Canada illustre qu’un nombre significatif de détenus considèrent leur état d’intoxication comme un facteur responsable de la commission du délit qui les a conduits à la prison : 92 % d’entre eux pensent que l’alcool a affecté leur jugement et 83 % tiennent le même propos pour les substances illicites. De même, 50 % affirment que l’alcool les a rendus plus querelleurs et 33 % pensent que la drogue les a poussés à être plus belliqueux (Brochu et al., 1999).

Au Québec, un pourcentage élevé de femmes incarcérées à la Maison Tanguay (47 %) et d’hommes emprisonnés au Centre de détention de Montréal (60 %) avouent avoir été sous l’influence de l’alcool ou d’une substance illicite lors de la commission du délit le plus grave pour lequel ils sont écroués (Pernanen et al., 2002).

Une autre enquête menée dans les pénitenciers du Québec révèle que 36 % des détenus affirment avoir consommé une substance illicite la journée du délit qui a mené à leur emprisonnement (Brochu et al., 1999). De ceux-ci, 29 % avouent que leur consommation les a rendus plus agressifs (Brochu et al., 1999 ; Sun et al., 2004).

Seul le volet de la criminalité directe induite par les psychotropes sera traité dans le présent article. La documentation scientifique et la revue des effets de l’ensemble des psychotropes révèlent que les drogues criminogènes directes par excellence sont l’alcool, les amphétamines, la cocaïne et la phencyclidine. Nous ferons une étude de leurs principales propriétés pharmacologiques et toxicologiques.

Types de rapports entre psychotropes et criminalité
La revue de la documentation permet de dresser les constats suivants :

Les jeunes adolescents âgés de 12 à 14 ans vivent une période critique au cours de laquelle risquent d’émerger à un rythme accéléré les troubles de comportement et les actes délictueux (Lanctôt et al., 2002).

Une consommation importante de psychotropes illicites augmente la probabilité de poser des gestes délinquants (Braithwaite et al., 2003 ; Hammersley et al., 2003).

La toxicomanie accélère et aggrave le rythme de la délinquance à partir du moment où la pharmacodépendance s’installe (Killias et Rabasa, 1996).

L’entrée dans la déviance et les comportements criminels se produit généralement de façon progressive, de sorte que la gravité des gestes posés s’accroît graduellement (Menard et al., 2001 ; Lanctôt et al., 2002).

La grande majorité des consommateurs de psychotropes illicites ne s’engagent jamais sur une trajectoire criminelle : ils ne s’intoxiquent pas au point d’en perdre leur pouvoir d’autocontrôle et de commettre des actes criminels (Brochu, 2006).

L’abus de certains psychotropes conduit à la commission d’actes criminels plus graves que ceux réalisés par une personne sobre ou qui n’abuse pas de ces substances (d’Orsonnens, 2000 ; Kerber et Harris, 2001).

Un petit nombre de jeunes contrevenants, habituellement les gros consommateurs de substances illicites, sont responsables d’une proportion élevée de crimes sérieux et violents (d’Orsonnens, 2000 ; VanderWall et al., 2001).

La consommation de drogues retarde généralement la sortie du milieu criminel (Menard et al., 2001).

Divers psychotropes ont des propriétés qui facilitent un passage à l’acte criminel. À titre d’exemple, une étude effectuée dans les centres de détention fédéraux du Canada illustre qu’un nombre significatif de détenus considèrent leur état d’intoxication comme un facteur responsable de la commission du délit qui les a conduits à la prison : 92 % d’entre eux pensent que l’alcool a affecté leur jugement et 83 % tiennent le même propos pour les substances illicites. De même, 50 % affirment que l’alcool les a rendus plus querelleurs et 33 % pensent que la drogue les a poussés à être plus belliqueux (Brochu et al., 1999).

Au Québec, un pourcentage élevé de femmes incarcérées à la Maison Tanguay (47 %) et d’hommes emprisonnés au Centre de détention de Montréal (60 %) avouent avoir été sous l’influence de l’alcool ou d’une substance illicite lors de la commission du délit le plus grave pour lequel ils sont écroués (Pernanen et al., 2002).

Une autre enquête menée dans les pénitenciers du Québec révèle que 36 % des détenus affirment avoir consommé une substance illicite la journée du délit qui a mené à leur emprisonnement (Brochu et al., 1999). De ceux-ci, 29 % avouent que leur consommation les a rendus plus agressifs (Brochu et al., 1999 ; Sun et al., 2004).

Conclusion
Plusieurs psychotropes appartenant à des classes pharmacologiques distinctes peuvent induire la tolérance, la dépendance psychologique, la dépendance physique et la toxicomanie. Un des phénomènes résultant de la toxicomanie est la criminalité. Les drogues criminogènes directes par excellence sont l’alcool, les amphétamines, la cocaïne et la phencyclidine (PCP). La nature et la sévérité des effets toxiques de ces substances sont associées à divers facteurs (Ben Amar et al., 2006 ; Ben Amar, 2007).

La relation intoxication-criminalité est complexe. Elle dépend, entre autres, du type de psychotrope utilisé, de sa pureté, des doses consommées, de la fréquence, du mode et de la durée d’administration, des phénomènes de tolérance et de dépendance, de l’usage concomitant de deux ou plusieurs drogues (phénomène d’interactions pharmacologiques) et de facteurs biopsychosociaux propres à chaque individu, incluant sa sensibilité, sa personnalité et la présence simultanée d’un trouble mental.

Parties annexes
Références
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Tableau 1

Comparaison de la toxicité générale de l’alcool, des amphétamines, de la cocaïne et de la phencyclidine (PCP)

Commentaires

Et le cannabis ?

La grande majorité des consommateurs de psychotropes illicites ne s’engagent jamais sur une trajectoire criminelle : ils ne s’intoxiquent pas au point d’en perdre leur pouvoir d’autocontrôle et de commettre des actes criminels (Brochu, 2006).

L'alcool drogue du violeur est un facteur causal majeur des violences envers les femmes !

« Le principal fléau de l'humanité n'est pas l'ignorance, mais le refus de savoir. »
« Les Responsables doivent rendre compte de leur politique, et doivent réparer les dommages qu'il ont causés ! »

Il y a 22 ans !
Alors que les cannabis mondiaux ne contenaient qu'environ 5 % de THC !;O)))

M. Alan Young, professeur agrégé, Osgoode Hall Law School: Je travaille sur la question de la légalisation de la marijuana depuis une dizaine d'années. J'ai représenté une centaine de personnes qui ont eu des démêlés avec la justice, et j'ai joué un rôle capital dans le mouvement pour la légalisation de la marijuana pour des fins médicinales.

Témoignage lors du Comité spécial du Sénat sur les drogues illicites (Canada, 2002)
qui a été tabletté relégué aux oubliettes dans les bibliothèques, comme Le Dain.

Au Canada, nous avons consacré des années et des millions de dollars à la commission Le Dain - dont les travaux sont toujours considérés comme étant les plus exhaustifs du genre -, et pourtant, le rapport de cette commission a été relégué aux oubliettes dans les bibliothèques où seuls des universitaires comme moi peuvent le lire et le recycler.

https://blocpot.qc.ca/fr/comite-special-du-senat-sur-les-drogues-illicit...

Pour décider s'il y a lieu d'interdire la marijuana en imposant des sanctions pénales et des peines d'emprisonnement, il ne s'agit pas de se demander si elle peut causer une bronchite. Il faut plutôt se demander si la marijuana est criminogène. Pousse-t-elle la criminalité, tout comme l'héroïne entraîne une accoutumance qui conduit à des effractions puis à des vols qualifiés? Il faut aussi se demander si cette substance entraîne l'éclatement de la famille, si la consommation de marijuana cause des drames familiaux, si elle favorise des attitudes antisociales?

Voilà le genre de raisons qui devraient inciter la justice pénale à intervenir.
Je répondrais à toutes ces questions par non.

La marijuana n'a jamais été criminogène; elle n'entraîne pas l'éclatement de la famille ni des attitudes antisociales. Si vous passez cinq minutes en compagnie de fumeurs de marijuana, vous saurez qu'ils ne pourront jamais aller voler des banques; ils n'en seraient pas capables.

C'est une impossibilité; cela peut être le sujet de bons films, mais pas de la politique en matière de justice pénale.

Tout ce que je peux dire au sujet de la marijuana, d'après mon expérience personnelle et mes contacts avec des milliers de gens, c'est qu'elle a tendance à stimuler la pensée critique et à amener à mettre en doute les valeurs conventionnelles. Nous nous souvenons tous de l'expérience des années 60. Mais si les gouvernements ont peur de la pensée critique, nous ne sommes pas dans une société libre. Si c'est ce qui justifie une interdiction, il y a lieu de réexaminer le principe démocratique.

J'ai étudié à fond les preuves disponibles pendant 20 ans* et je n'hésite aucunement à appuyer une légalisation.

Je n'hésiterais pas non plus à dire une chose que la plupart des défenseurs de la marijuana hésitent à dire parce que c'est contraire au conformisme politique: les Canadiens devraient pouvoir fumer de la marijuana s'ils le désirent. Ce n'est pas mauvais pour la santé, cela favorise un état paisible et contemplatif, comme le disait Aldous Huxley, cela peut ouvrir le cerveau juste assez pour améliorer la connaissance et l'introspection.

Ce sont les profit$ dû uniquement à sa prohibition qui incitent à la criminalité ! Zappiste

* Il faut ajouter 22 ans à : J'ai étudié à fond les preuves disponibles pendant 20 ans, donc c'est il y a 42 ans.

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