Critiques de la légalisation au Canada (2018-présent)
Si vous êtes encore jeune et pauvre et que vous n'êtes pas propriétaire, la situation est pire qu'avant
Critiques de la légalisation au Canada (2018-présent)
En juin 2018, Blair Longley *
chef du Parti Marijuana Canada (PMQ) https://www.marijuanaparty.ca/index.fr.php3
a exprimé ses inquiétudes concernant le projet de légalisation du cannabis au Canada, le qualifiant de « prohibition 2.0 ».
À ce propos, il a déclaré : « Il y a un léger progrès, mais dans l'ensemble, c'est loin d'être ce que nous souhaiterions. » Il a ajouté : « La légalisation est une bonne chose si vous êtes riche et âgé, que vous possédez votre propre maison et que vous pouvez vous permettre d'acheter de la marijuana couteuse.
Mais si vous êtes encore jeune et pauvre et que vous n'êtes pas propriétaire, la situation est pire qu'avant. »
À ce propos, Longley a évoqué certaines des différentes restrictions en vigueur au pays, comme l'autorisation accordée aux propriétaires en Alberta et en Nouvelle-Écosse d'interdire la consommation et la culture de cannabis sur leurs propriétés, et l'adoption par le conseil municipal de Calgary d'un règlement interdisant la consommation de cannabis en public.
Un autre problème qu'il a soulevé concernait la limite imposée aux gens de ne pouvoir cultiver que quatre plants de marijuana par foyer, alors que les gens peuvent brasser autant de bière et de vin qu'ils le souhaitent et cultiver jusqu'à 15 kilogrammes (33 lb) de tabac. [ 6 ]
La légalisation du cannabis au Canada suscite également des inquiétudes, notamment quant aux sanctions sévères pour ceux qui enfreignent les lois sur les drogues, comme des peines d'emprisonnement pouvant aller jusqu'à 14 ans pour avoir fourni du cannabis à un mineur ou l'avoir vendu sans permis.
On craint également que la restriction des ventes aux monopoles d'État ne favorise les grands producteurs et complique grandement la tâche des petites entreprises sur le marché. [ 6 ]
Les critiques s'inquiètent des intérêts des producteurs et des entreprises privées, notamment en ce qui concerne la détention de brevets sur les noms et les souches génétiques. Longely a été qualifié de « sceptique quant à la qualité des têtes commercialisées par les producteurs commerciaux » et a déclaré que le marché noir pourrait offrir du cannabis de meilleure qualité à des prix plus bas. [ 7 ]
Depuis l'annonce du projet de légalisation du Canada, Longley a déclaré que le parti fonctionnait avec un budget serré et qu'il devenait de plus en plus fragile et de plus en plus restreint. Il s'est également demandé si le parti parviendrait à rester enregistré. Le parti a besoin de 250 signatures de membres pour être enregistré auprès d'Élections Canada. [ 7 ]
* « Biographie » du chef
« Biographie » de Blair T. Longley
https://www.marijuanaparty.ca/article.php3?id_article=162
Suggestion de lecture :
Plus pire qu'avant surtout au Québec !
Économie Politique
L'approche étonnamment conservatrice du Québec à l'égard du cannabis
https://policyoptions.irpp.org/magazines/november-2019/quebecs-surprisin...
Les interdictions peuvent séduire l’électorat,
en particulier les partisans des partis politiques conservateurs sur le plan social.
Elles sont émotionnellement satisfaisantes dans leur simplicité : « C’est mal, il faut interdire ça ! »
La province n'aide pas les jeunes Québécois en augmentant l'âge minimum et en prévoyant interdire les produits comestibles. Elle se prive d'un moyen de les protéger.














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