Le Collège des médecins du Québec guette ceux qui prescrivent trop d’opioïdes
les médecins fautifs devront suivre une formation, seront placés sous tutorat ou verront leur pratique restreinte.
Le Collège des médecins du Québec guette ceux qui prescrivent trop d’opioïdes
Un flacon de comprimés d'opioïdes est renversé à côté d'un stéthoscope.
Selon les circonstances, les médecins fautifs devront suivre une formation,
seront placés sous tutorat ou verront leur pratique restreinte.
PHOTO : GETTY IMAGES
Jean-Philippe Robillard
Publié hier à 4 h 00
Le Collège des médecins du Québec met en place un programme pour mieux
surveiller les prescriptions et ventes d'opioïdes, et pour détecter les
médecins qui en prescrivent en trop grande quantité à certains de leurs
patients. L’ordre professionnel espère ainsi contrer les surdoses d'opioïdes
et les problèmes de dépendance à ces médicaments, et éviter que ceux-ci se
retrouvent sur le marché noir.
Le nombre de décès par surdose d'opioïdes nous inquiète.
Une citation de Dr Mauril Gaudreault, président du Collège des médecins du
Québec
Le Collège des médecins a planché un an et demi sur ce programme de contrôle
de l’usage d’opioïdes et de benzodiazépines.
Dans un premier temps, la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ)
tirera la sonnette d’alarme, à partir d’indicateurs établis par le Collège
des médecins, si des ordonnances semblent douteuses, si la force des doses
ou la quantité de comprimés sont trop élevées.
Les indicateurs vont permettre à la Régie de l'assurance maladie du
QuébecRAMQ de lever un drapeau rouge pour mieux identifier les médecins qui
sont à risque, explique le Dr Gaudreault.
Dans les dossiers identifiés par la Régie de l'assurance maladie du
QuébecRAMQ, des inspecteurs du Collège analyseront ces ordonnances, à l'aide
de sept indicateurs de risque établis dans le cadre du programme de
surveillance, pour tenter de détecter les médecins qui prescrivent des
opioïdes de façon inadéquate.
Un de nos critères, c’est les molécules, le dosage; c’est le nombre de
comprimés qui sont prescrits pour une courte durée, explique le directeur
responsable de l’inspection professionnelle au Collège des médecins, Anas
Nseir. C’est parmi nos indicateurs qui mettent les médecins à risque quand
ils prescrivent 200, 300 ou 400 comprimés. Alors, on va [déterminer si] le
médecin est à risque faible, modéré, élevé.
Le Dr Gaudreault est dans un studio de radio.
Mauril Gaudreault, président du Collège des médecins du Québec (Photo
d'archives)
PHOTO : RADIO-CANADA / MARIE-EVE CLOUTIER
On sait bien que ce type de médicament là, certaines personnes peuvent en
trouver sur le marché noir. Mais nous, ce n’est pas ça [que nous allons
surveiller], ce sont les prescriptions faites en bonne et due forme par un
médecin.
Une citation de Dr Mauril Gaudreault, président, Collège des médecins du
Québec
Si les inspecteurs de l’ordre professionnel établissent que les
prescriptions d'opioïdes et la pratique du médecin présentent un risque pour
la population, ils entreront en communication avec lui afin de déterminer ce
qui l’amène à prescrire de telles quantités de ce type de médicament, résume
le Dr Nseir.
On va lui demander : "Pourquoi vous faites ces prescriptions-là?" dit-il.
"Envoyez-nous des copies de vos dossiers. Expliquez-nous le pourquoi." Et si
le moindrement on a des doutes, on va aller faire une visite d'inspection
complète dans son bureau.
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Téléjournal Montréal
Prescription d’opioïdes : le Collège des médecins serre la vis
Des inspecteurs iront alors rencontrer le médecin dans sa clinique ou à
l'hôpital et passeront au peigne fin les dossiers de chacun de ses patients.
S’ils trouvent des fautes dans ses prescriptions d'opioïdes, le Collège
pourrait lui imposer une formation, un tutorat ou encore restreindre ses
activités, prévient Mauril Gaudreault.
On va voir ce qu'il est possible de faire pour ce médecin-la, soit améliorer
ses compétences en la matière, soit limiter sa pratique. On peut faire en
sorte qu’il ne voie plus de personnes qui nécessitent ce type de médicament,
note le président du Collège. L’idée, c’est vraiment de faire ça pour deux
raisons : protéger le public et s’assurer que les médecins prescrivent avec
une médecine de qualité ces médicaments-là.
L’ordre professionnel espère ainsi contrer les surdoses d'opioïdes de même
que les problèmes de dépendance, et éviter que ce type de médicaments se
retrouvent sur le marché noir, insiste le Dr Gaudreault. Ça peut se
retrouver dans la rue. Il faut faire attention à ça aussi, donc détecter ce
type de personne là [...] Il ne faut pas se retrouver – et c'est ça, le but
préventif – dans des situations où la prescription serait l’initiatrice d’un
problème de dépendance chez le patient.
Le Dr Nseir abonde dans le même sens :
C’est ça qui nous fait peur. Qu’est-ce qu’ils vont faire avec les
médicaments qui restent? Est-ce qu’ils peuvent les utiliser parce que ça
leur donne une euphorie? Est-ce que leur adolescent peut les utiliser parce
que c’est oublié dans la pharmacie? Est-ce que ça peut être détourné vers
d'autres usages? Et cetera.
Une citation de Dr Anas Nseir, directeur de l’inspection professionnelle au
Collège des médecins
À lire et à écouter :
VIDÉO - Zone info : Crise des opioïdes (nouvelle fenêtre)
AUDIO - Les mythes entourant les traitements de dépendances aux opioïdes
(nouvelle fenêtre)
Lacunes dans le contrôle des opioïdes au Québec (nouvelle fenêtre)
Auparavant, le Collège des médecins n’avait pas d’outils précis pour
identifier les médecins délinquants.
Au cours des dernières années, il en a d’ailleurs détecté bien peu dans le
cadre de ses inspections. Seulement 2 à 3 % des 200 médecins investigués
annuellement par l’ordre professionnel avaient une pratique inappropriée ou
délinquante à l’égard des opioïdes. Le président du Collège croit qu’il
pourrait y en avoir davantage. Avec le programme, on va en identifier plus,
c’est sûr. Plus que 2 ou 3 %, assure-t-il.
En juin dernier, le Collège des médecins a produit un rappel des bonnes
pratiques afin de limiter le nombre de décès liés à l’utilisation des
opioïdes pour répondre aux recommandations faites par un coroner au terme d’une
enquête sur un suicide par surdose d’opioïdes.
Selon l’Institut national de santé publique du Québec, il y a eu 508 décès
reliés à une intoxication suspectée aux opioïdes ou à d’autres drogues d’octobre
2022 à septembre 2023.
En 2016, le secrétaire du Collège des médecins d'alors, Yves Robert, avait
affirmé que certains membres avaient prescrit jusqu'à 3000 comprimés
d'opioïdes par mois. On sait que certains patients ont accès à plusieurs
centaines, sinon à des milliers, de comprimés par mois, avait-il reconnu.














Trop tard le mal est fait !
Trop tard le mal est fait !
Au Canada l’utilisation des opioïdes sur ordonnance
a connu une forte croissance depuis les années 1980. Il y a 43 ans !
L’augmentation de l’utilisation d’opioïdes sur ordonnance a été suivie d’une hausse des signalements des méfaits associés à cette utilisation d’opioïdes d’ordonnance et à un accroissement du taux de consommation d’opioïdes obtenus sans ordonnance.
Pourquoi être plus cool avec les médecins cupides et sympathisants
qu'avec les organisations criminelles qui font le trafic de drogues mortelles ?
Et avec les caq aussi des sympathisant$, des complice$ économique$ de fait
qui leur fournissent 200 000 clients et 20 MILLION$ trimestre, 220 000 $ par jour, non taxés depuis 2018 ?
L’ordre professionnel espère !
Tirera la sonnette d’alarme !
Lever un drapeau rouge !
On va [déterminer si] "le médecin" est à risque faible, modéré, élevé !
Bla, Bla, Bla...
Et non Si les effets ont créé des risques faibles, modérés, élevés, chez les patients !
Ils ont été beaucoup plus rapide$ et méchant$ en 2018 pour criminaliser en quelques mois
les 200 000 adultes légaux de 18-21 ans et les mettre en contact avec les organisations criminelles
qu'avec les médecins qui prescrivent en trop grande quantité et à répétition
des opioïdes, fléaux mondiaux, depuis des dizaines d'années !
Ils ont rendu sciemment des québécois dépendants qui doivent se tourner vers les organisations criminelles
aux produits contaminés et non règlementés, sans être renseignés sur leur puissance et parfois contrefaits !
Nous savons que la mise en contact caquiste avec les organisations criminelles de 2018
que ce soit pour le adultes légaux avec le cannabis non mortel et les opioïdes
est le plus grand danger pour les personnes vulnérables à la dépendance.
Donc ces criminels responsables d'avoir tué et rendu des québécois dépendants
n'auront pas à réparer les dommages qu'il ont causés !
Pas d'amendes salées, de dossiers criminels, ni emprisonnements.
Ils ne perdront pas leurs emplois pour les surdoses et mortelles mais :
Selon les circonstances, les médecins fautifs devront suivre une formation,
seront placés sous tutorat ou verront leur pratique restreinte.
Rappelons qu'un parent responsable qui refuse que son adulte légal de 18 ans criminalisé par la caq
soit sacrifié aux organisations criminelles et qui consomme du cannabis légal avec cet adulte légal
risque jusqu'à 14 ans de prison.
Ce qu'un parent qui consomme de l'alcool cancérigène, addictif, mortel, avec un enfant de 6-12 ans et moins,
dont le cerveau ne sera complété qu'à 23-25 ans, ne risque pas !
Votre gouvernement "Anti Justice Égale Pour Tout Le peuple Du Québec"
qui hais les vieux, les enfants, les adultes légaux, les pauvres, les moins de 100 000 $ par année,
les invalides*, etc. !
Alcoalisés pro millionnaires et dealmakers des industries meurtrières qu'il protège et incitent à "continuer" !
Parce que pour les caq les condoléances sincères ou non ne coutent rien.
Ainsi que les JE m'auto excuse !
* Québec s’acharne sur les invalides
https://www.lesoleil.com/chroniques/mylene-moisan/2024/01/20/quebec-sach...
Québec s’acharne sur les invalides
Par Mylène Moisan, Le Soleil
20 janvier 2024 à 04h30
CHRONIQUE / Non seulement le gouvernement porte-t-il en appel une décision l’obligeant à corriger une injustice envers les personnes invalides, voilà que le Tribunal administratif du Québec fait volte-face en convoquant celles qui contestent cette injustice et dont le dossier avait été suspendu le temps des procédures.
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La « mafia médicale »
Olivier Bernard, alias le Pharmachien, s’évertue depuis des années à combattre les fausses croyances
dans le domaine de la science, de la médecine et des médicaments.
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