La plupart des producteurs de cannabis cultivent du "chanvre", une variété de "cannabis" avec des niveaux de THC naturellement inférieurs à ceux de la "marijuana".
Chanvre industriel (fibre) Thérapeutique (fleurs/huiles) ou Récréatif (la variante delta-8*) ?
« Le problème commun de la surproduction de THC et bénéficier à la santé humaine »
Pour bénéficier à la santé humaine la “surproduction” de THC est essentielle !
Conclusions de recherches scientifiques, en Israël, double aveugle (le CBD comme placébo), sur des humains à qui on a fourni des cannabis contrôlés à différents taux en THC et CBD, suivi de tests cognitifs.
Légalisation stupide du CBD seulement !
Prive des humains souffrants et mourants du THC à différents taux, prouvé nécessaire pour diverses maladies.
Ex: enfants épileptiques qui ont besoin d'un mélange 1:1 ( 1 mg de CBD : 1 mg de THC).
Soumis par Zappiste le 9 septembre 2019 - 10:35.
Forums: Botanique
La pollinisation croisée
« En plus d'être un enjeu économique, la pollinisation croisée met en lumière un problème encore plus grand. C'est de la pérennité de l'espèce dont il est question. »
« On doit encourager les producteurs à adopter des choix de culture sans pollen. Pour ce faire, la teneur limite en THC doit être élevée à 0,5% et de nouvelles variétés de semences (textile, CBD) doivent être approuvées par Santé Canada. On doit créer des zones d'exclusion ou des espaces tampons d'au moins 10 kilomètres. »
Cet été, ma fille et moi avons participé au Colloque provincial sur la culture du chanvre industriel. Il y avait là un bel éventail d'humains, chacun représentant un aspect de cette industrie agricole. Par exemple, des gars de l'Abitibi en quête de fibre de qualité pour leur usine de textile; des français producteurs de semence; des producteurs de graine de chanvre pour la consommation humaine (ce qui va sans dire car, au Canada, le chanvre ne peut être donné à manger aux... animaux!); des micro-producteurs de cannabis médicinal; des macro-producteurs de cannabis; des agronomes, des élus etc.
Les agriculteurs se sont plaint de ne pas intéresser les investisseurs qui préfèrent mettre leurs milliards dans le cannabis. Ils sont limités dans le choix de semences aux variétés autorisées par Santé Canada. Celles-ci sont choisies, entre autre, pour leur faible teneur en THC, i.e. moins de 0,3% et , malheureusement, elles ne contiennent également que trop peu de CBD. Pour améliorer leur rendement, leur revenu, ils optent pour des variétés dites à deux fins. Ils récoltent donc en deuxième lieu la tige de la plante pour la fibre qu'on en tire. Mais voilà, le marché du textile n'est pas trop intéressé non plus à cette fibre qui, disons-le, est à cette fin de piètre qualité.
Les français, avec une petite touche d'arrogance bien légitime, ont expliqué que la culture de la graine de chanvre, aussi appelée chènevis, est ce qui est le plus simple à réaliser et ne représente pas un véritable défi comparé à la production de fibre textile de qualité où par exemple les plants mâles doivent être éliminés (tiens donc!) pour concentrer les efforts de la plante femelle à la production de fibre.
Je sens que vous me voyez venir... Et bien voilà! Il semble évident que la législation sur le cannabis n'est pas terminée. A l'instar de ce qui se passe aux USA, un grave problème de pollen existe. En effet, le cannabis étant une plante anémogame ou anémophile, sa pollinisation est assurée par le vent. Les 350 000 grains de pollen que chaque fleur mâle produit sont transportés sur des distances allant jusqu'à des centaines de kilomètres là où il n'y a pas d'obstacle, par exemple la mer Méditerranée. Plus près de nous, de la pollinisation croisée légère a été observée sur une distance de 10 kilomètres et sévère à 5 kilomètres.
En plus d'être un enjeu économique, la pollinisation croisée met en lumière un problème encore plus grand. C'est de la pérennité de l'espèce dont il est question. Je crois que la légalisation du cannabis est paradoxalement un des plus grands dangers que cette plante magique aura connus. Lors des différentes tentatives d'éradication survenues dans l'histoire, le capital génétique de l'espèce n'était pas menacé. Il a suffit que des graines soient préservées. Aujourd'hui, c'est au génome que nous nous attaquons. Grâce à la pollinisation croisée et à la démocratisation de sa culture, nous introduisons les gènes de chanvre industriel dans le cannabis. Déjà, à ce point de vue, on pourrait par exemple, remettre en question l'introduction des gènes de cannabis ruderalis pour obtenir les hybrides aphotopériodiques (automatiques), à la différence que ces travaux sont exécutés par des pros, non pas par le vent.
Il est important d'y voir, et vite. On doit encourager les producteurs à adopter des choix de culture sans pollen. Pour ce faire, la teneur limite en THC doit être élevée à 0,5% et de nouvelles variétés de semences (textile, CBD) doivent être approuvées par Santé Canada. On doit créer des zones d'exclusion ou des espaces tampons d'au moins 10 kilomètres.
A bientôt,
La loutre
*Le delta-8-tétrahydrocannabinol est un cannabinoïde psychoactif présent dans la plante de chanvre/cannabis.
C'est un isomère du delta-9-tétrahydrocannabinol, le composé communément appelé THC. Le ∆⁸-THC fait l'objet de recherches préliminaires pour ses propriétés biologiques.
La variante delta-8 est produite naturellement par les plantes de chanvre et de marijuana, mais seulement comme un sous-produit en quantités relativement faibles jusqu’à récemment. Cela a récemment changé, car de nombreux producteurs cultivent des plantes qui répondent aux critères du chanvre industriel afin d’accéder au potentiel lucratif des phytohormones tout en maintenant une teneur en delta-9 THC suffisamment faible pour rester dans la légalité. Des croisements sélectifs ont également été entrepris pour créer des souches spécialisées de cannabis qui produisent beaucoup de delta-8 THC, qui peut ensuite être extrait et purifié à l’aide de différentes méthodes une variété de méthodes différentes comme la chromatographie, la filtration et la distillation fractionnée, pour n’en citer que quelques-unes. Est un cannabinoïde produit en petites quantités par les plantes de chanvre
Il existe une méthode alternative pour produire le delta-8-THC, et elle implique l’isomérisation (changements dans l’arrangement des structures moléculaires). Le précurseur utilisé est le CBD (cannabidiol), car ce cannabinoïde a déjà une structure très similaire à celle du THC. Le traitement des substances par la chaleur ou l’acide provoque des réactions chimiques qui transforment les réactifs de départ en delta-8 THC, qui peut ensuite être filtré ou extrait d’une autre manière pour être traité ultérieurement.
Le delta-8 est un type de THC dont la structure est légèrement différente. L’autre variété de THC, plus courante, est également connue sous le nom de delta-9.
Les effets du delta-8 sont similaires à ceux de la consommation de marijuana, mais moins puissants.
La législation actuelle ne mentionne pas le delta-8, ce qui crée une faille, mais cela pourrait changer avec la mise à jour des directives.
Chanvre, Cannabis, Marijuana. Bien Être !
Peur de: La pollinisation croisée*
https://blocpot.qc.ca/fr/forum/5111
La plupart des producteurs de cannabis cultivent du "chanvre", une variété de "cannabis" avec des niveaux de THC naturellement inférieurs à ceux de la "marijuana".
Chanvre industriel (fibre) Thérapeutique (fleurs/huiles) ou Récréatif (la variante delta-8*) ?
« Le problème commun de la surproduction de THC et bénéficier à la santé humaine »
Pour bénéficier à la santé humaine la “surproduction” de THC est essentielle !
Conclusions de recherches scientifiques, en Israël, double aveugle (le CBD comme placébo), sur des humains à qui on a fourni des cannabis contrôlés à différents taux en THC et CBD, suivi de tests cognitifs.
Légalisation stupide du CBD seulement !
Prive des humains souffrants et mourants du THC à différents taux, prouvé nécessaire pour diverses maladies.
Ex: enfants épileptiques qui ont besoin d'un mélange 1:1 ( 1 mg de CBD : 1 mg de THC).
* La loutre: La pollinisation croisée
https://blocpot.qc.ca/fr/forum/5111
Soumis par Zappiste le 9 septembre 2019 - 10:35.
Forums: Botanique
La pollinisation croisée
« En plus d'être un enjeu économique, la pollinisation croisée met en lumière un problème encore plus grand. C'est de la pérennité de l'espèce dont il est question. »
« On doit encourager les producteurs à adopter des choix de culture sans pollen. Pour ce faire, la teneur limite en THC doit être élevée à 0,5% et de nouvelles variétés de semences (textile, CBD) doivent être approuvées par Santé Canada. On doit créer des zones d'exclusion ou des espaces tampons d'au moins 10 kilomètres. »
Cet été, ma fille et moi avons participé au Colloque provincial sur la culture du chanvre industriel. Il y avait là un bel éventail d'humains, chacun représentant un aspect de cette industrie agricole. Par exemple, des gars de l'Abitibi en quête de fibre de qualité pour leur usine de textile; des français producteurs de semence; des producteurs de graine de chanvre pour la consommation humaine (ce qui va sans dire car, au Canada, le chanvre ne peut être donné à manger aux... animaux!); des micro-producteurs de cannabis médicinal; des macro-producteurs de cannabis; des agronomes, des élus etc.
Les agriculteurs se sont plaint de ne pas intéresser les investisseurs qui préfèrent mettre leurs milliards dans le cannabis. Ils sont limités dans le choix de semences aux variétés autorisées par Santé Canada. Celles-ci sont choisies, entre autre, pour leur faible teneur en THC, i.e. moins de 0,3% et , malheureusement, elles ne contiennent également que trop peu de CBD. Pour améliorer leur rendement, leur revenu, ils optent pour des variétés dites à deux fins. Ils récoltent donc en deuxième lieu la tige de la plante pour la fibre qu'on en tire. Mais voilà, le marché du textile n'est pas trop intéressé non plus à cette fibre qui, disons-le, est à cette fin de piètre qualité.
Les français, avec une petite touche d'arrogance bien légitime, ont expliqué que la culture de la graine de chanvre, aussi appelée chènevis, est ce qui est le plus simple à réaliser et ne représente pas un véritable défi comparé à la production de fibre textile de qualité où par exemple les plants mâles doivent être éliminés (tiens donc!) pour concentrer les efforts de la plante femelle à la production de fibre.
Je sens que vous me voyez venir... Et bien voilà! Il semble évident que la législation sur le cannabis n'est pas terminée. A l'instar de ce qui se passe aux USA, un grave problème de pollen existe. En effet, le cannabis étant une plante anémogame ou anémophile, sa pollinisation est assurée par le vent. Les 350 000 grains de pollen que chaque fleur mâle produit sont transportés sur des distances allant jusqu'à des centaines de kilomètres là où il n'y a pas d'obstacle, par exemple la mer Méditerranée. Plus près de nous, de la pollinisation croisée légère a été observée sur une distance de 10 kilomètres et sévère à 5 kilomètres.
En plus d'être un enjeu économique, la pollinisation croisée met en lumière un problème encore plus grand. C'est de la pérennité de l'espèce dont il est question. Je crois que la légalisation du cannabis est paradoxalement un des plus grands dangers que cette plante magique aura connus. Lors des différentes tentatives d'éradication survenues dans l'histoire, le capital génétique de l'espèce n'était pas menacé. Il a suffit que des graines soient préservées. Aujourd'hui, c'est au génome que nous nous attaquons. Grâce à la pollinisation croisée et à la démocratisation de sa culture, nous introduisons les gènes de chanvre industriel dans le cannabis. Déjà, à ce point de vue, on pourrait par exemple, remettre en question l'introduction des gènes de cannabis ruderalis pour obtenir les hybrides aphotopériodiques (automatiques), à la différence que ces travaux sont exécutés par des pros, non pas par le vent.
Il est important d'y voir, et vite. On doit encourager les producteurs à adopter des choix de culture sans pollen. Pour ce faire, la teneur limite en THC doit être élevée à 0,5% et de nouvelles variétés de semences (textile, CBD) doivent être approuvées par Santé Canada. On doit créer des zones d'exclusion ou des espaces tampons d'au moins 10 kilomètres.
A bientôt,
La loutre
*Le delta-8-tétrahydrocannabinol est un cannabinoïde psychoactif présent dans la plante de chanvre/cannabis.
C'est un isomère du delta-9-tétrahydrocannabinol, le composé communément appelé THC. Le ∆⁸-THC fait l'objet de recherches préliminaires pour ses propriétés biologiques.
La variante delta-8 est produite naturellement par les plantes de chanvre et de marijuana, mais seulement comme un sous-produit en quantités relativement faibles jusqu’à récemment. Cela a récemment changé, car de nombreux producteurs cultivent des plantes qui répondent aux critères du chanvre industriel afin d’accéder au potentiel lucratif des phytohormones tout en maintenant une teneur en delta-9 THC suffisamment faible pour rester dans la légalité. Des croisements sélectifs ont également été entrepris pour créer des souches spécialisées de cannabis qui produisent beaucoup de delta-8 THC, qui peut ensuite être extrait et purifié à l’aide de différentes méthodes une variété de méthodes différentes comme la chromatographie, la filtration et la distillation fractionnée, pour n’en citer que quelques-unes. Est un cannabinoïde produit en petites quantités par les plantes de chanvre
Il existe une méthode alternative pour produire le delta-8-THC, et elle implique l’isomérisation (changements dans l’arrangement des structures moléculaires). Le précurseur utilisé est le CBD (cannabidiol), car ce cannabinoïde a déjà une structure très similaire à celle du THC. Le traitement des substances par la chaleur ou l’acide provoque des réactions chimiques qui transforment les réactifs de départ en delta-8 THC, qui peut ensuite être filtré ou extrait d’une autre manière pour être traité ultérieurement.
Le delta-8 est un type de THC dont la structure est légèrement différente. L’autre variété de THC, plus courante, est également connue sous le nom de delta-9.
Les effets du delta-8 sont similaires à ceux de la consommation de marijuana, mais moins puissants.
La législation actuelle ne mentionne pas le delta-8, ce qui crée une faille, mais cela pourrait changer avec la mise à jour des directives.