Voyage au bout de l’épilepsie- Claude Camirand est un Montréalais atteint d’épilepsie sévère. Alors, il a décidé de marcher.
Atteint d’une forme sévère d’épilepsie, il a pris la route, nous raconte-t-il, pour ne pas perdre la raison.
Je prenais « trois médicaments contre l'épilepsie »,
« et sept médicaments pour contrer les effets négatifs de ces médicaments-là ».
Beaucoup ont un lien avec la maladie chronique, qu’il s’agisse d'adultes ou d’enfants
eux-mêmes atteints ou qui ont un membre de leur famille aux prises avec l’épilepsie.
Voyage au bout de l’épilepsie
Claude Camirand est un Montréalais atteint d’épilepsie sévère. Alors, il a décidé de marcher.
Photo : Radio-Canada / Ezra Belotte-Cousineau
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Ezra Belotte-Cousineau (Consulter le profil)
Ezra Belotte-Cousineau
Venant Nshimyumurwa (Consulter le profil)
Venant Nshimyumurwa
Publié hier à 4 h 00 HAE
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Pas à pas, accompagné de Timber, son fidèle chien d'assistance, Claude Camirand traverse le Canada. Atteint d’une forme sévère d’épilepsie, il a pris la route, nous raconte-t-il, pour ne pas perdre la raison.
C’est à la suite d’un accident que la maladie neurologique chronique s'est développée, explique-t-il.
Un homme avec son chien portant une veste de visibilité.
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Claude Camirand doit composer avec les dangers de la grande route, notamment les camions-remorques qui parfois le frôlent dangereusement.
Photo : Radio-Canada / Source : Claude Camirand
Mais c’est le traitement, un cocktail de médicaments qui, raconte candidement Claude, a commencé à jouer sur [son] mental.
Je prenais trois médicaments contre l'épilepsie, et sept médicaments pour contrer les effets négatifs de ces médicaments-là.
Une citation de Claude Camirand, en expédition pour sensibiliser le public à l’épilepsie
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Se bourrer de médicaments, c’est dur sur le mental, c’est dur sur le foie, ajoute-t-il.
Au grand désespoir de son neurologue, Claude a décidé d’abandonner cette médication : J’ai tout lâché. Mon neurologue n’était pas content.
Un drapeau affichant un message de sensibilisation à l’épilepsie flotte au vent.
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C’est une amie de Claude Camirand qui a confectionné le drapeau que fait flotter le voyageur.
Photo : Radio-Canada / Ezra Belotte-Cousineau
Après trois ans de ce régime, et maintenant avec une médication allégée et le soutien de l’Alliance canadienne de l’épilepsie, Claude a pris la route pour vivre et sensibiliser les gens à cette maladie, un pas à la fois.
Des crises sur la route
Il existe plusieurs types de crises d’épilepsie, et elles sont d’intensité variable.
Les absences et les petites crises, comme il les appelle, sont fréquentes, mais elles ne sont pas trop dangereuses selon Claude. Il ajoute qu’elles peuvent ne durer que quelques secondes parfois.
Depuis qu’il a pris la route, Claude raconte avoir tout de même subi trois crises sévères. Et c’est ici que le rôle de Timber prend toute son importance.
Un chien d’assistance est assis sur une remorque.
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Timber, le chien d’assistance de Claude Camirand, joue un rôle crucial pendant l'expédition de son maître.
Photo : Radio-Canada / Source : Claude Camirand
Timber est un chien d’assistance qui est capable de pressentir l’arrivée d’une crise d’épilepsie chez son maître.
Quand il m’avertit, il faut que je me mette par terre. Je m’assois ou je me couche et je me mets dans un endroit sécuritaire. C’est arrivé sur le bord de l’autoroute, alors je me suis assis dans le fossé. C’est pour éviter le pire.
Une citation de Claude Camirand, en expédition pour sensibiliser le public à l'épilepsie
Malgré ces trois épisodes graves, Claude se console en nous confiant : D’habitude, j’en aurais eu beaucoup plus que ça.
Bien qu’il reconnaisse que la situation n’est pas idéale, il estime tout de même que Timber et lui forment un bon partenariat.
Un homme accompagné d’un chien prend une photo devant le Parlement du Canada.
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Claude Camirand est passé par le parlement du Canada à Ottawa.
Photo : Radio-Canada / Source : Claude Camirand
D’ailleurs, les journées ne sont pas toutes dédiées à la marche. Par exemple, lors de leur passage à Sudbury, Claude et Timber se sont permis quelques activités de plaisance, dont une visite au Big Nickel.
Des amis sur la route
Peu importe où il s’arrête, Claude ne laisse personne indifférent. Peu avare de ses paroles, il prend le temps d’expliquer son parcours, sa maladie, sa mission.
Un chandail de couleur mauve qui affiche le projet de marcher de 14 000 km pour sensibiliser à l’épilepsie.
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L’objectif de Claude Camirand est de parcourir 14 000 kilomètres à pied.
Photo : Radio-Canada / Source : Claude Camirand
Il raconte comment plusieurs se sont empressés de l’aider depuis son départ. Que ce soit des inconnus qui ont vu ses publications sur les réseaux sociaux ou des gens qui passaient simplement par là, Claude suscite la curiosité et l’empathie.
On me dit : si tu es fatigué, assieds-toi devant notre commerce. On va t'annoncer, comme ça les gens du village vont pouvoir te faire des dons.
Une citation de Claude Camirand, en expédition pour sensibiliser le public à l’épilepsie
Il reçoit des dons en argent pour la cause de l'épilepsie (nouvelle fenêtre) et pour financer son voyage, et il se voit souvent offrir de la nourriture. Et Timber n’est pas en reste : il reçoit lui aussi beaucoup de nourriture et d’affection des curieux.
Claude Camirand en compagnie d’un policier.
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Claude Camirand reçoit de l’aide presque partout où il passe, comme à Deep River où on le voit en compagnie d’un policier.
Photo : Radio-Canada / Source : Claude Camirand
Mais l’aide ne vient pas seulement sous forme d'argent ou de nourriture. Claude explique qu’un jour, de bons samaritains l’ont aidé à transporter sa remorque plus loin sur le chemin, pour lui permettre de marcher sur une certaine distance sans avoir à tirer le poids de ses effets personnels. Une aide précieuse dont il espère profiter encore si d’autres bons samaritains se retrouvent sur sa route.
Dans le secteur de Whitefish, en banlieue de Sudbury, les employés d’un magasin de bateau, Legends Boat, lui ont fait une haie d’honneur.
Parmi tous ces visiteurs, Claude nous raconte que beaucoup ont un lien avec la maladie chronique, qu’il s’agisse d'adultes ou d’enfants eux-mêmes atteints ou qui ont un membre de leur famille aux prises avec l’épilepsie. Ils viennent de loin parfois juste pour [lui] donner un 20 piastres et [lui] dire qu’ils sont derrière [lui].
Il y a des gens qui ont voyagé des centaines de kilomètres pour venir me voir. Certains me disent qu’ils ont perdu de la famille dû à l’épilepsie.
Une citation de Claude Camirand, en expédition pour sensibiliser le public à l'épilepsie
Les dangers de l'autoroute
Marchant actuellement sur le petit accotement de l’autoroute 17, réputée pour sa dangerosité (nouvelle fenêtre), Claude se retrouve jour après jour à quelques mètres seulement de camions-remorques qui filent à vive allure.
Un homme accompagné d’un chien tire sa remorque sur le bord de l’autoroute.
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Claude Camirand a testé plusieurs constructions pour optimiser sa remorque.
Photo : Radio-Canada / Ezra Belotte-Cousineau
Il nous raconte s’être entretenu avec des chauffeurs dans des aires de repos. Certains ont même accepté d’annoncer la présence du marcheur sur les ondes radio utilisées par les camionneurs pour les prévenir de sa présence sur le tronçon et veiller à sa sécurité.
Alors qu’il reprend la route en direction de l’Ouest canadien, Claude nous rappelle que son but est de parcourir 14 000 kilomètres, soit environ un aller-retour vers Victoria en Colombie-Britannique.
Et il conclut en lançant une invitation : Si vous voulez venir me rejoindre sur la route pour faire un kilomètre ou deux, vous êtes les bienvenus!
« Sur l'épilepsie sévère réfractaire aux nombreux médicaments » :
Je prenais trois médicaments contre l'épilepsie,
et sept médicaments pour contrer les effets négatifs de ces médicaments-là.
Rappelons que ces médicaments dangereux, addictifs et à dose mortelle
et ceux pour contrer leurs nombreux effets négatifs
sont aussi prescrits à des enfants épileptique privé du cannabis prouvé efficace !
Qui devront se sevrer douloureusement avant de pouvoir utiliser le cannabis.
Si ils y ont accès légalement et surtout les moyens financier !
OMS : Les crises d'épilepsie volent des moments et des souvenirs, peuvent bouleverser des vies,
impacter le développement, affecter l'apprentissage et même entraîner la mort.
Il n'existe aucun remède. Qui guéri !
Mais le cannabis non mortel soulage « sans sept médicaments pour contrer les effets négatifs » !;O)
Cannabis. CBD contre l'épilepsie:
Il possède aussi l’avantage de ne pas être toxique
et de ne produire aucun effet secondaire grave,
contrairement à de nombreux médicaments utilisés couramment contre l’épilepsie.
Soumis par Zappiste le 28 mai 2016 -
https://www.blocpot.qc.ca/fr/forum/3828
La Belgique rembourse désormais un traitement à base de CBD pour l’épilepsie sévère
https://www.blocpot.qc.ca/fr/forum/8900
Estimé à 10 000 euros par patient, ce qui le rend
financièrement inaccessible pour de nombreuses familles.
Les médicaments antiépileptiques standard, tels que l’acide valproïque,
la lamotrigine, le topiramate et la rufinamide,
sont souvent incapables de contrôler la fréquence ou l’intensité des crises.
Des parents et des scientifiques soutiennent une nouvelle étude
sur les avantages des médicaments à base de cannabis pour les enfants atteints d’épilepsie sévère
Soumis par Zappiste le 1 novembre 2023
https://www.blocpot.qc.ca/fr/forum/7614
Équipe cannabis 4 épilepsie
Team cannabis 4 epilepsy
https://www.weedworldmagazine.org/2019/01/31/team-cannabis-4-epilepsy/
La Marche pour en finir avec l'épilepsie est un événement communautaire convivial, engagé dans une cause sérieuse, qui permet à chacun de partager son histoire d'épilepsie, d'en apprendre davantage sur l'épilepsie et d'échanger avec d'autres personnes touchées par cette maladie, tout en collectant des fonds. L'événement se déroule au Rose Bowl de Pasadena, en Californie.
OMS ?
Tout le monde est nécessaire dans ce combat. En marchant et en partageant, vous inspirez les autres à faire de même. À mesure que nous serons plus nombreux, davantage de personnes nous remarqueront, ce qui nous permettra de collecter davantage de fonds pour la recherche et les soins contre l'épilepsie.
Nous sommes convaincus que vous quitterez la Marche en vous sentant moins seul et plus inspiré dans votre combat.
L'épilepsie est la maladie cérébrale grave la plus répandue dans le monde, sans distinction d'âge, de race, de classe sociale, de nationalité ou de géographie (Organisation mondiale de la Santé). Les crises d'épilepsie volent des moments et des souvenirs, peuvent bouleverser des vies, impacter le développement, affecter l'apprentissage et même entraîner la mort. Il n'existe aucun remède.
Pour les raisons ci-dessus et bien d'autres, nous participons à la Marche pour mettre fin à l'épilepsie le samedi 2 février 2019 au Rose Bowl Stadium de Pasadena pour nous joindre à la lutte pour METTRE FIN À L'ÉPILEPSIE.
Soutenez nos efforts en faisant un don. Votre implication permet de soutenir les soins, la défense des droits et l'éducation aujourd'hui, tout en investissant dans la recherche et en donnant de l'espoir pour demain.














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