Financement de 1,2 M$ de Québec: pas d’argent frais pour les sites d’injection, prétend un organisme
dans les faits, ce sont des sommes que nous récupérons parce qu’elles nous avaient été coupées
Financement de 1,2 M$ de Québec: pas d’argent frais pour les sites d’injection, prétend un organisme
Agence QMI| Publié le 21 juillet 2023 à 13 h 32 - Mis à jour le 21 juillet 2023 à 20 h 28
Crise des opioïdes: 1,4 M$ pour la prévention des surdoses à Montréal - Entrevue avec Lionel Carmant
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Vidéo suivanteQuébec - Le TVA Nouvelles de 12h du 20 juillet 2023
Le financement supplémentaire de plus d’un million de dollars annoncé vendredi par le ministre des Services sociaux ne serait pas de l’argent frais pour les organismes qui supervisent les sites d’injection, mais le retour de sommes qui avaient été coupées, a affirmé un organisme.
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C’est ce qu’a expliqué en matinée le président et membre fondateur de CACTUS Montréal et avocat en droit de la santé, Louis Letellier de Saint-Just.
«On ne peut pas se plaindre, mais dans les faits, ce sont des sommes que nous récupérons parce qu’elles nous avaient été coupées lors de l’octroi du budget pour 2023-2024», a-t-il souligné en entrevue à QUB radio.
Chaque organisme communautaire qui agit dans ce domaine recevra donc un montant de 300 000 $ chacun.
Le bureau du ministre Lionel Carmant a cependant réfuté qu’il s’agît du retour de sommes coupées, plus tard en journée.
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Selon un tableau envoyé par un porte-parole du cabinet, CACTUS aurait reçu un financement préentente en janvier 2023 de 898 112 $, soit deux mois avant le dévoilement du budget Girard, le 21 mars dernier.
La Direction régionale de la Santé publique de Montréal réfute également les allégations de l’organisme CACTUS, ajoutant que les sommes allouées aux organismes sont en hausse depuis 2021.
«La Direction régionale de santé publique distribue les montants qui sont alloués par Québec aux sites de consommation supervisée. Il n’y a eu aucune coupure dans le financement des sites de consommation supervisés au cours des dernières années. Il y a même eu une bonification des budgets par des enveloppes de financement différentes. L’année dernière le financement global alloué au SCS a atteint un sommet passant de 4.1M à 4.7M$ pour 14% d’augmentation l’année dernière», a-t-on indiqué à TVA Nouvelles par courriel.
Crédit | Direction régionale de la santé publique de Montréal
Avant l’annonce de vendredi, l’organisme devait recevoir un peu plus de 1,2 million $ pour l’année, financement qui passerait finalement à 1,5 million $, après l’argent promis en matinée.
S’il veut faire confiance au ministre Carmant, M. Letellier de Saint-Just reconnaît qu’il est dur de suivre le raisonnement des gestionnaires à la Santé publique pour prévenir la plus importante crise d’opioïdes qui touche Montréal.
En effet, la métropole comptait 77 surdoses en 2019-2020, contre 351 cas en 2022-2023.
«C’est une problématique sociale sans précédent. Il suffit de marcher sur Sainte-Catherine entre Saint-Laurent et Papineau pour s’apercevoir qu’on a une situation qui est en décrépitude comme jamais auparavant», a déploré le président de CACTUS Montréal.
«[L’argent doit] vraiment servir à maintenir nos services et qu’on puisse engager du personnel davantage pour répondre aux demandes qui sont faites par les usagers», a-t-il réagi.
La Ville bonne élève
L’enjeu toucherait plusieurs acteurs, allant du milieu communautaire, aux CIUSSS, aux commerçants et aux riverains, mais aussi la Ville de Montréal, qui se distinguerait plus que les autres, selon M. Letellier de Saint-Just.
«La Ville de Montréal a pris ses responsabilités, on les a rencontrés il y a 10 jours et on a vraiment une écoute très attentive et des gestes qui sont posés. C’est ce genre de partenariat qu’on souhaite avec tous», a-t-il souligné.














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