Les salons et fumeries d'opium à Paris et Le Club des Haschischins 1844 – 1849
Historiquement, Paris abritait des centaines de fumeries d'opium clandestines
et opulentes entre les années 1890 et leur interdiction officielle en 1916.
Les salons et fumeries d'opium à Paris et Le Club des Haschischins 1844 – 1849
Historiquement, Paris abritait des centaines de fumeries d'opium clandestines
et opulentes entre les années 1890 et leur interdiction officielle en 1916.
Avant la Première Guerre mondiale, l'opium était légal en France
et pouvait être acheté librement en pharmacie ou dans des herboristeries.
Il s'est développé un réseau discret de fumeries à Paris
et dans les grands ports militaires (Brest, Toulon).
Ces lieux de consommation, connus sous le nom de fumeries d'opium,
ont prospéré en toute impunité pendant la Belle Époque *.
Le contexte juridique
Contrairement à la croyance populaire,
l'opium n'était pas formellement interdit en France avant 1916.
Réglementation précoce : Une loi de juillet 1845 sous Louis-Philippe
réglementait la vente et l'emploi de dizaines de "substances vénéneuses",
dont l'opium et la morphine.
Sont considérées comme substances vénéneuses (L. 5132-1 du code de la santé publique) :
Les substances stupéfiantes ;
Les substances psychotropes ;
Les substances inscrites sur les listes I et II.
Les listes I et II comprennent (L. 5132-6 du code de la santé publique) :
Les médicaments susceptibles de présenter directement ou indirectement un danger pour la santé ;
Les médicaments à usage humain contenant des substances dont l’activité
ou les effets indésirables nécessitent une surveillance médicale ;
Tout autre produit ou substances présentant pour la santé des risques directs ou indirects.
Le tabac et l'alcool aux effets indésirables cancérigènes, addictifs et mortels sont légaux
parce qu'ils ne sont pas sur la liste et qu'ils n'ont aucun usage médical !
Ils peuvent continuer de faire des profits de rendre malade et tuer :
Tabac environ 75 000 décès par an (dont plus de 46 000 par cancer).
L'alcool entraîne quant à lui près de 49 000 décès annuels !
Méfaits et morts. Acceptable/Évitable !
Multiplier ces méfaits et morts acceptable/évitable par 10-20 ans. Zappiste
Usage médical et de loisir : Le produit pouvait être acheté relativement facilement.
Des artistes, des marins ou des écrivains s'approvisionnaient même
à la Manufacture Nationale de Saïgon (puisque l'Indochine était une colonie française).
Les salons et fumeries parisiens
Durant les dernières décennies 19 è siècle jusqu'à l'interdiction, les fumeries d'opium
faisaient partie intégrante du paysage nocturne et littéraire parisien.
Lieux secrets et exotiques : Contrairement aux tripots mal famés,
ces lieux étaient souvent des chambres isolées,
des arrière-boutiques discrètes ou des annexes d'hôtels.
Le décorum s'inspirait des traditions chinoises avec des lits à baldaquin,
des coussins capitonnés et des lampes à huile tamisées.
Cercle d'intellectuels : De nombreux artistes, poètes et écrivains de l'époque
(le mouvement décadent) fréquentaient ces établissements.
Des figures comme Charles Baudelaire (ayant popularisé le concept du "paradis artificiel"),
Colette, Alfred Jarry ou encore Marcel Proust sont historiquement associés à cette pratique.
La fin de la tolérance : 1916
L'augmentation du nombre de consommateurs et, surtout, les craintes des autorités médicales et militaires face à l'addiction des soldats ont conduit à la fin de cette époque.
L'opium et de nombreuses autres drogues furent définitivement interdits par la loi du 12 juillet 1916, poussée par les urgences sanitaires et sécuritaires de la Première Guerre mondiale.
Ces lieux historiques font désormais partie intégrante de la légende bohème de Paris.
Aujourd'hui la consommation d'opium naturel a fumer a été surpassé
par les produits chimiques de pharmaceutiques plus facile a produire.
Naturels (Opiacés) : Dérivés directement du pavot, comme la morphine et la codéine.
Semi-synthétiques : Fabriqués en laboratoire à partir de molécules naturelles,
comme l'oxycodone, l'hydromorphone (Dilaudid) et l'héroïne.
Synthétiques (Purement chimiques) :
Entièrement créé par synthèse, comme le fentanyl, le tramadol et la méthadone.
* La Belle Époque :
Les fumeries d'opium (parfois stylisées à la mode « orientale »)
s'adressaient à la fois à l'élite sociale et au monde artistique,
notamment dans les quartiers riches comme la place de l'Étoile.
Influence littéraire : des figures comme Charles Baudelaire et Jean Cocteau
ont idéalisé la drogue dans leur poésie et leurs écrits,
contribuant ainsi à entretenir l’attrait de ces espaces clandestins.
Villes portuaires : Les principaux ports français, dont Brest et Toulon, abritaient également d’importants fumeries d’opium en raison des routes commerciales reliant la France à l’Indochine.
Aujourd'hui, on rencontre le plus souvent cette expression à travers des institutions culturelles contemporaines comme l'organisation philosophique française Opium Philosophie ou des entreprises locales qui utilisent le mot comme nom de marque.
En 1840, le docteur Jacques-Joseph Moreau souhaitait utiliser l'expérience du haschisch comme modèle de psychose. Pour mener à bien ses recherches, il lui fallait observer objectivement les effets du haschisch. Ce n'est qu'en faisant appel à des volontaires qu'il put observer les effets de la drogue sur autrui, tout en restant lui-même abstinent.[1] En 1844, le docteur Jacques-Joseph Moreau fonda le Club des Hashischins, un cercle réunissant les plus grands artistes, poètes et écrivains français, voué à l'exploration des expériences induites par les drogues, et en particulier par le haschisch.
Le groupe fut actif d'environ 1844 à 1849 ; parmi ses membres figuraient l'élite littéraire et intellectuelle de Paris : Théophile Gautier, poète, journaliste et critique littéraire ; Charles Baudelaire, poète et critique d'art ; Eugène Delacroix, peintre romantique ; Alexandre Dumas (père), auteur des Trois Mousquetaires et du Comte de Monte-Cristo ; Victor Hugo, l'un des écrivains romantiques français les plus importants et influents du XIXe siècle ; et Honoré de Balzac, un autre écrivain très important du XIXe siècle.
La petite île Saint-Louis, au cœur de Paris, était un lieu de rencontre prisé des bohèmes. En 1842, l'hôtel de Lauzun, au 17 quai d'Anjou, fut loué au Club des Hachichins.
Baudelaire et Gaultier y résidaient déjà et commencèrent à y organiser leurs soirées haschich. Les membres du Club des Hachichins se réunissaient chaque mois. C'est lors de ces rencontres que Baudelaire effectua des recherches pour son ouvrage « Les Paradis artificiels », dans lequel il décrit l'état induit par l'opium et le haschich. [2] Vêtus à l'arabe, ils buvaient du café auquel ils ajoutaient une épaisse préparation verte, semblable à de la confiture, composée de haschich, de cannelle, de clous de girofle, de noix de muscade, de pistaches, de sucre, de jus d'orange, de beurre et de cantharides. [3]
1. MOREAU, JJ (1973) : Haschich et maladie mentale. Raven Press, New York.
2. BAUDELAIRE, Charles (1966) : Les paradis artificiels. Garnier Flammarion.
3. GREEN, J. ( 2002): Cannabis .Thunder's Mouth Press.
Recherche et texte © Hempshopper Amsterdam.
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Les fumeries d'opium en France sont désormais un phénomène exclusivement historique, la consommation, la vente et l'exploitation d'établissements pour fumer de l'opium ayant été interdites au début du XXe siècle .
Historiquement, Paris abritait des centaines de fumeries d'opium clandestines et opulentes entre les années 1890 et leur interdiction officielle en 1916.
La Belle Époque : Les fumeries d'opium (parfois stylisées à la mode « orientale ») s'adressaient à la fois à l'élite sociale et au monde artistique, notamment dans les quartiers riches comme la place de l'Étoile.
Influence littéraire : des figures comme Charles Baudelaire et Jean Cocteau ont idéalisé la drogue dans leur poésie et leurs écrits, contribuant ainsi à entretenir l’attrait de ces espaces clandestins.
Villes portuaires : Les principaux ports français, dont Brest et Toulon, abritaient également d’importants fumeries d’opium en raison des routes commerciales reliant la France à l’Indochine.
Aujourd'hui, on rencontre le plus souvent cette expression à travers des institutions culturelles contemporaines comme l'organisation philosophique française Opium Philosophie ou des entreprises locales qui utilisent le mot comme nom de marque.














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