De nouvelles recherches remettent en question la politique de certains programmes de traitement des troubles liés à l’usage d’opioïdes (OUD), qui exigent que les patients s’abstiennent de consommer du cannabis avant de pouvoir bénéficier d’un traitement.
C'est continuer la ségrégation envers ceux qui consomment les mauvaises drogues, pas les bonnes !;O)
Est-ce qu’il s’agit d’une question de déontologie, rapport risque-bénéfice, convictions personnelles ?
Ici il est question d’avant de fournir une aide
« qui ne sera probablement pas immédiate ni gratuite »
aux consommateurs d’opioïdes et non avant qu’ils subissent une opération* !
Et si ils consomment du tabac et de l'alcool des fléaux mondiaux addictifs mortels
est-ce qu’ils auront le droit de pouvoir bénéficier d’un, du traitement ?
Pour fournir un traitement à des personnes dépendantes
au tabac et l’alcool des fléaux mondiaux cancérigènes addictifs mortels
on n’exige pas qu’ils cessent de fumer/boire et même la récidive est acceptable
pour continuer de leur fournir des traitements.
La réduction des méfaits ?
Rappelons que pour une personne vulnérable à la dépendance avec et sans substance
le produit et son taux de toxicité même mortel n’a pas d’importance !
Donc laisser une personne vulnérables consommer des drogues addictive
à dépendance physique et psychique forte et très forte comme l’héroïne
pour le tabac et l’alcool ne fera que maintenir, changer la dépendance aux opioïdes.
Comment chercher à faire cesser ou réduire les méfaits d’une addiction
en n’obligeant pas les personnes vulnérables à la dépendance
à ne pas consommer du tabac et de l’alcool cancérigènes addictifs, mortels
avant de pouvoir bénéficier d’un traitement.
* En Belgique ils ont posé la question :
« Est-ce qu’un médecin peut refuser de m’opérer parce que je fume ? »
La plupart des hôpitaux, médecins et coordinateurs chirurgicaux que nous avons contactés
« ne souhaitent pas donner de réponse tranchée à cette question ou ne veulent pas être cités ».
Ou ne veulent pas être cités !? La peur à fait faire des affaires qui n'ont pas de crisse de bon sens !
De telles décisions médicales sont à distinguer de celles qui seraient prises
par le médecin sur la base de ses convictions personnelles.
Alcool légal à 16 ans pour le vin et la bière et 18 ans pour les spiritueux !
Stupide de penser qu'une personne de 16 ans ne pourra pas obtenir des spiritueux d'une personne de 18 ans.
Sachant que des moins de 15 ans devenus dépendants peuvent se procurer facilement, bières et des spiritueux.
« Plan Alcool, plan pas cool ! » : carte blanche de notre cellule Alcool
Nous jugeons ces mesures d’une faiblesse et d’une insuffisance coupables.
Il n’y a pas de consommation d’alcool qui soit sans risque pour la santé !
Ces recommandations, basées sur les preuves, montrent hélas combien les axes autour duquel tendra à s’articuler le futur Plan Alcool Interfédéral sont minces, « prouvant une nouvelle fois que les expert·es indépendant·es en charge de la santé n’auront pas été entendu·es… »
Le grand public et les décideur·euses politiques semblent peu au fait des conséquences négatives globales de la consommation d’alcool sur la santé, et ne les reconnaissent que rarement.
15/03/2023
Les organismes ayant pour préoccupation la santé demandent depuis de nombreuses années aux responsables politiques de développer un Plan Alcool. Son objectif serait de réduire les conséquences sanitaires, individuelles et publiques, de la consommation de boissons alcoolisées.
En effet, cette consommation n’est pas anodine. En Belgique, l’alcool est la 4ème cause de mortalité et de diminution de la qualité de vie chez les personnes âgées de 15 ans et plus. En 2018, les décès liés à l’alcool étaient estimés à 5,4% de l’ensemble des décès. Ce chiffre est une estimation basse qui ne tient pas compte de l’ensemble des décès directs et indirects liés à la consommation nocive d’alcool (le chiffre de 10,5 %, ou environ 10.000 décès par an, étant plus proche de la réalité). La mortalité imputable à la consommation d’alcool est plus élevée que celle imputable à des maladies comme le sida, le diabète et la tuberculose.
Les coûts directs (ex. soins de santé) et indirects (ex. perte de productivité) de la consommation d’alcool sont majeurs et estimés en milliards d’euros. Les recettes apportées à l’Etat (via la TVA et les accises) n’équilibrent par ailleurs pas ces coûts.
En ce début mars 2023, les ministres de la santé du gouvernement fédéral et des entités fédérées ayant en charge la santé et le bien-être vont finaliser l’élaboration d’un Plan Alcool Interfédéral qui s’articulera visiblement autour des axes suivants :
une réglementation plus stricte de la publicité pour l’alcool destinée aux mineur·es ;
pas de vente d’alcools forts aux 16-18 ans ;
pas de vente d’alcool la nuit dans les magasins le long des autoroutes ;
pas d’alcool dans les distributeurs automatiques ou dans les magasins d’hôpitaux ;
un label pour le secteur de l’hôtellerie et de la restauration suffisamment impliqué dans la prévention et la réduction des risques ;
des soins et un accompagnement supplémentaires pour les adolescent·es / jeunes adultes après une intoxication à l’alcool ;
une réflexion concernant une moindre tolérance envers l’alcool au volant, l’introduction d’un prix minimal pour l’alcool, voire des taxes plus élevées.
Nous jugeons ces mesures d’une faiblesse et d’une insuffisance coupables. Il n’y a pas de consommation d’alcool qui soit sans risque pour la santé ! Le grand public et les décideur·euses
politiques semblent peu au fait des conséquences négatives globales de la consommation d’alcool sur la santé, et ne les reconnaissent que rarement.
Au vu des preuves scientifiques, il est évident pour nous qu’un tel plan devrait se baser sur les indications suivantes :
une interdiction complète de la publicité liée à l’alcool, sous toutes ses formes;
l’adaptation de l’étiquetage des boissons alcoolisées par l’ajout des informations suivantes: indications nutritionnelles, nombre d’unités d’alcool* par contenant, mention « l’abus d’alcool est dangereux pour la santé – ne pas consommer plus de 2 unités par jour et s’abstenir de consommer au moins 2 jours » ;
la promotion des espaces d’information rappelant les repères de consommation à moindre risque et le pourquoi de ceux-ci ;
l’augmentation des prix de l’alcool via les mesures suivantes :
l’imposition d’un prix minimum par unité d’alcool vendu au détail,
l’interdiction d’offrir des boissons alcoolisées gratuitement ou à prix considérablement réduit,
l’augmentation des taxes et accises ;
l’encadrement de la distribution d’alcool avec pour objectif de limiter l’accessibilité physique aux boissons alcoolisées (interdiction de vente d’alcool dans les stations-service, les distributeurs automatiques, les magasins de nuit, les magasins situés dans les hôpitaux, mais aussi dans les boulangeries, les librairies,…) ;
la mise à disposition gratuite d’eau du robinet dans l’Horeca ;
pour les 16-18 ans, l’adaptation de la législation sur la vente, l’offre et la distribution, en renforçant structurellement l’éducation, la prévention et la réduction des risques (information et éducation à la santé via tous les canaux exploitables).
Pour un véritable effet, ces mesures doivent être combinées, continues, maintenues à long terme et s’adresser à l’ensemble de la population.
L’élaboration de telles mesures et leur application doivent être protégées contre l’ingérence (bien réelle) des intérêts commerciaux. Des mécanismes appropriés doivent être mis en place pour surveiller systématiquement ces ingérences, de même qu’il convient de financer justement la recherche scientifique sur les conséquences de la consommation d’alcool, et l’évaluation des effets des interventions et des mesures politiques.
Ces recommandations, basées sur les preuves, montrent hélas combien les axes autour duquel tendra à s’articuler le futur Plan Alcool Interfédéral sont minces, prouvant une nouvelle fois que les expert·es indépendant·es en charge de la santé n’auront pas été entendu·es…
* En Alcoologie, une unité standard d’alcool est définie comme le volume de boisson contenant 10 grammes d’alcool pur : cela correspond à environ 250 ml de bière (à 5 % d’alcool), 100 ml de vin (à 12 % d’alcool) et 35 ml de spiritueux (à 40 % d’alcool).
Références :
The Global Health Observatory (WHO). Alcohol, total per capita (15+ years) consumption (in litres of pure alcohol). Consulté le 14 mars 2023, à l’adresse https://www.who.int/data/gho/indicator-metadata-registry/imr-details/465
Selon les estimations de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), en 2019, il avait été consommé en Belgique 10,8 litres d’alcool pur par habitant de plus de 15 ans : soit environ 216 litres de bière pils, ou 86 litres de vin, ou 26 litres de whisky.
Cabinet du Ministre Frank Vandenbroucke. (2022, 10 novembre). Position fédérale sur le Plan alcool interfédéral. Consulté le 14 mars 2023, à l’adresse https://vandenbroucke.belgium.be/fr/position-f%C3%A9d%C3%A9rale-sur-le-p...
Stévenot, C. & Hogge, M. (2022). Tableau de bord de l’usage de drogues et ses conséquences sociosanitaires (en Wallonie et à Bruxelles). Consulté le 14 mars 2023, à l’adresse https://eurotox.org/2022/05/20/tableaux-de-bord-2021-de-lusage-de-drogue...
(2021, juillet). Plan d’action mondial contre l’alcool 2022-2030 pour renforcer la mise en œuvre de la Stratégie mondiale visant à réduire l’usage nocif de l’alcool. Consulté le 14 mars 2023, à l’adresse https://cdn.who.int/media/docs/default-source/alcohol/alcohol-action-pla...
Conseil Supérieur de la Santé. (2018, mai). Risques liés à la consommation d’alcool. Consulté le 14 mars 2023, à l’adresse https://www.health.belgium.be/sites/default/files/uploads/fields/fpsheal...
(2018, 27 septembre). Global status report on alcohol and health 2018. Consulté le 14 mars 2023, à l’adresse https://www.who.int/publications/i/item/9789241565639
Babor, T., Caetano, R., Casswell, S., Edwards, G., Giesbrecht, N., Graham, K. et coll. (2010). Alcohol: No ordinary commodity – Research and public policy (2e éd.). Oxford University Press.
Stockwell, T., Wettlaufer, A., Vallance, K., Chow, C., Giesbrecht, N., April, N., Asbridge, M., Callaghan, R.C., Cukier, S., Davis-MacNevin, P., Dubé, M., Hynes, G., Mann, R., Solomon, R., Thomas, G., & Thompson, K. (2019). Université de Victoria. Diminution des méfaits et des coûts liés à l’alcool au Québec : Examen des politiques. Consulté le 14 mars 2023, à l’adresse https://www.uvic.ca/research/centres/cisur/assets/docs/report-cape-qc-fr...
Van Havere, T., Dirkx, N., Vander Laenen, F., De Clercq, B., Buijs, T., Mathys, C., van Praet S., Deforche B., El Houti, A., Van Damme, J., Van der Kreeft, P., & Lemaïtre A. (2017) La loi de 2009 concernant la vente et le service d’alcool aux jeunes: de l’esprit de la loi à se mise en application. Consulté le 14 mars 2023, à l’adresse https://www.news.uliege.be/upload/docs/application/pdf/2018-02/alcolaw_f...
(2016, octobre). La consommation excessive d’alcool chez les jeunes Québécois : interventions efficaces de prévention. Consulté le 14 mars 2023, à l’adresse https://www.inspq.qc.ca/sites/default/files/publications/2214_consommati...
(2020). Un prix minimum par verre d’alcool standard pour le Québec : estimation de l’impact sur les décès et les hospitalisations. Consulté le 14 mars 2023, à l’adresse https://www.inspq.qc.ca/sites/default/files/publications/2636_prix_minim...
Ministère de la Santé et de la Prévention. (2021, 26 février). Campagne d’information sur l’alcool : lancement le 26 mars. Consulté le 14 mars 2023, à l’adresse https://sante.gouv.fr/systeme-de-sante/strategie-nationale-de-sante/prio...
Laenen, F. V., Annemans, L., Lievens, D., Pauwels, L., Hardyns, W., Schils, N., Putman, K., & Verhaeghe, N. (2016). Le coût social du crime lié aux substances légales et illégales en Belgique : alcool, drogues illicites, tabac, médicaments pharmaceutiques. Belspo Forum i.s.m. Algemene Cel Drugsbeleid, Presentaties. http://hdl.handle.net/1854/LU-8580171
Verhaeghe, N., Lievens, D., Annemans, L., Laenen, F. V., & Putman, K. (2017). The health-related social costs of alcohol in Belgium. BMC Public Health, 17(1). https://doi.org/10.1186/s12889-017-4974-4
Pour l'alcool la douce coercition c'est:
- Le droit d'acheter, posséder, consommer, produire/partager à 18 ans.
- Exception : Le droit de consommation par des enfants de 6-12 ans et moins
dont le cerveau ne sera complété qu'à 23-25 ans sans risque d'emprisonnement pour les parents irresponsables
ni de visites de la police ou la DPJ.
DPJ qui ne considère pas la consommation d'alcool comme un danger
pour la santé physique et psychique des enfants, de la jeunesse.
La preuve c'est pourquoi elle ne suggère ni exige un âge minimum de consommation !
- Leur fournir des millions de points de ventes.
- De nombreux endroits de consommation en intérieur comme en extérieur (Terrasses, Parcs, Évènements, etc. !)
- Le droit à la publicité, les dégustations, la fidélisation, les rabais, etc.
Cette douce coercition devait s'appliquer aux personnes
qui ne sont pas violentes envers elles et les autres
et qui ne conduisent pas défoncés, est un échec mortel acceptable/évitable !
TABAC
En Belgique, près de 20.000 décès par an (55 décès par jour) sont directement attribuables au tabac, dont un quart dû à des maladies cardiovasculaires.
En plus des nombreux cancers
Cancers les plus touchés par le tabagisme
Le plus grand nombre de décès imputables au tabac, tant chez les hommes que chez les femmes, étaient dus aux cancers du poumon et de la vessie. Les plus grandes proportions de décès par cancer liés au tabac ont été constatées dans des pays :
Les hommes présentaient généralement des proportions plus élevées de cancers liés au tabac que les femmes, les différences les plus importantes étant observées dans :
cancer du foie (33,9 % d'hommes, 11,1 % de femmes)
cancer de l'estomac (25,9 % d'hommes, 6,5 % de femmes)
cancer du rein (23,8 % d'hommes, 6,8 % de femmes)
leucémie myéloïde aiguë (20,8 % d'hommes, 3,0 % de femmes).
Et nombreuses visites aux urgences, recours aux ambulances, hospitalisations !
Ces chiffres ne sont pas acceptables !?
Le tabac est toujours légal même si l'âge est passé de 16 à 18 ans !
Qui n'a pas diminuer les méfaits mortels sur la santé publique et économique
CONCLUSION :
Il faut cesser de comparer le cannabis, avec zéro morts en 8 000 ans d'usages.
En 100 ans de cannabis avec des produits supposément contaminés
et non réglementés, sans être renseignés sur leur puissance.
En 23 ans de thérapeutique légal. En 5 ans de récréatif légal au fédéral !
Le comparer au tabac aux nombreuses morts journalières et nombreux méfaits, cancers avérés, etc. !
poumon (90,2%)
larynx (85,6%)
œsophage (58%)
cavité buccale/pharynx (55,5 %)
vessie (52,7%)
cancer du foie (33,9 % d'hommes, 11,1 % de femmes)
cancer de l'estomac (25,9 % d'hommes, 6,5 % de femmes)
cancer du rein (23,8 % d'hommes, 6,8 % de femmes)
leucémie myéloïde aiguë (20,8 % d'hommes, 3,0 % de femmes).
De nouvelles recherches remettent en question la politique de certains programmes de traitement des troubles liés à l’usage d’opioïdes (OUD), qui exigent que les patients s’abstiennent de consommer du cannabis avant de pouvoir bénéficier d’un traitement.
C'est continuer la ségrégation envers ceux qui consomment les mauvaises drogues, pas les bonnes !;O)
Est-ce qu’il s’agit d’une question de déontologie, rapport risque-bénéfice, convictions personnelles ?
Ici il est question d’avant de fournir une aide
« qui ne sera probablement pas immédiate ni gratuite »
aux consommateurs d’opioïdes et non avant qu’ils subissent une opération* !
Et si ils consomment du tabac et de l'alcool des fléaux mondiaux addictifs mortels
est-ce qu’ils auront le droit de pouvoir bénéficier d’un, du traitement ?
Pour fournir un traitement à des personnes dépendantes
au tabac et l’alcool des fléaux mondiaux cancérigènes addictifs mortels
on n’exige pas qu’ils cessent de fumer/boire et même la récidive est acceptable
pour continuer de leur fournir des traitements.
La réduction des méfaits ?
Rappelons que pour une personne vulnérable à la dépendance avec et sans substance
le produit et son taux de toxicité même mortel n’a pas d’importance !
Donc laisser une personne vulnérables consommer des drogues addictive
à dépendance physique et psychique forte et très forte comme l’héroïne
pour le tabac et l’alcool ne fera que maintenir, changer la dépendance aux opioïdes.
Comment chercher à faire cesser ou réduire les méfaits d’une addiction
en n’obligeant pas les personnes vulnérables à la dépendance
à ne pas consommer du tabac et de l’alcool cancérigènes addictifs, mortels
avant de pouvoir bénéficier d’un traitement.
* En Belgique ils ont posé la question :
« Est-ce qu’un médecin peut refuser de m’opérer parce que je fume ? »
La plupart des hôpitaux, médecins et coordinateurs chirurgicaux que nous avons contactés
« ne souhaitent pas donner de réponse tranchée à cette question ou ne veulent pas être cités ».
Ou ne veulent pas être cités !? La peur à fait faire des affaires qui n'ont pas de crisse de bon sens !
De telles décisions médicales sont à distinguer de celles qui seraient prises
par le médecin sur la base de ses convictions personnelles.
https://www.ssmg.be/avada_portfolio/plan-alcool-carte-blanche/#:~:text=E...'alcool%20est,de%20l'ensemble%20des%20d%C3%A9c%C3%A8s.
Alcool légal à 16 ans pour le vin et la bière et 18 ans pour les spiritueux !
Stupide de penser qu'une personne de 16 ans ne pourra pas obtenir des spiritueux d'une personne de 18 ans.
Sachant que des moins de 15 ans devenus dépendants peuvent se procurer facilement, bières et des spiritueux.
« Plan Alcool, plan pas cool ! » : carte blanche de notre cellule Alcool
Nous jugeons ces mesures d’une faiblesse et d’une insuffisance coupables.
Il n’y a pas de consommation d’alcool qui soit sans risque pour la santé !
Ces recommandations, basées sur les preuves, montrent hélas combien les axes autour duquel tendra à s’articuler le futur Plan Alcool Interfédéral sont minces, « prouvant une nouvelle fois que les expert·es indépendant·es en charge de la santé n’auront pas été entendu·es… »
Le grand public et les décideur·euses politiques semblent peu au fait des conséquences négatives globales de la consommation d’alcool sur la santé, et ne les reconnaissent que rarement.
15/03/2023
Les organismes ayant pour préoccupation la santé demandent depuis de nombreuses années aux responsables politiques de développer un Plan Alcool. Son objectif serait de réduire les conséquences sanitaires, individuelles et publiques, de la consommation de boissons alcoolisées.
En effet, cette consommation n’est pas anodine. En Belgique, l’alcool est la 4ème cause de mortalité et de diminution de la qualité de vie chez les personnes âgées de 15 ans et plus. En 2018, les décès liés à l’alcool étaient estimés à 5,4% de l’ensemble des décès. Ce chiffre est une estimation basse qui ne tient pas compte de l’ensemble des décès directs et indirects liés à la consommation nocive d’alcool (le chiffre de 10,5 %, ou environ 10.000 décès par an, étant plus proche de la réalité). La mortalité imputable à la consommation d’alcool est plus élevée que celle imputable à des maladies comme le sida, le diabète et la tuberculose.
Les coûts directs (ex. soins de santé) et indirects (ex. perte de productivité) de la consommation d’alcool sont majeurs et estimés en milliards d’euros. Les recettes apportées à l’Etat (via la TVA et les accises) n’équilibrent par ailleurs pas ces coûts.
En ce début mars 2023, les ministres de la santé du gouvernement fédéral et des entités fédérées ayant en charge la santé et le bien-être vont finaliser l’élaboration d’un Plan Alcool Interfédéral qui s’articulera visiblement autour des axes suivants :
une réglementation plus stricte de la publicité pour l’alcool destinée aux mineur·es ;
pas de vente d’alcools forts aux 16-18 ans ;
pas de vente d’alcool la nuit dans les magasins le long des autoroutes ;
pas d’alcool dans les distributeurs automatiques ou dans les magasins d’hôpitaux ;
un label pour le secteur de l’hôtellerie et de la restauration suffisamment impliqué dans la prévention et la réduction des risques ;
des soins et un accompagnement supplémentaires pour les adolescent·es / jeunes adultes après une intoxication à l’alcool ;
une réflexion concernant une moindre tolérance envers l’alcool au volant, l’introduction d’un prix minimal pour l’alcool, voire des taxes plus élevées.
Nous jugeons ces mesures d’une faiblesse et d’une insuffisance coupables. Il n’y a pas de consommation d’alcool qui soit sans risque pour la santé ! Le grand public et les décideur·euses
politiques semblent peu au fait des conséquences négatives globales de la consommation d’alcool sur la santé, et ne les reconnaissent que rarement.
Au vu des preuves scientifiques, il est évident pour nous qu’un tel plan devrait se baser sur les indications suivantes :
une interdiction complète de la publicité liée à l’alcool, sous toutes ses formes;
l’adaptation de l’étiquetage des boissons alcoolisées par l’ajout des informations suivantes: indications nutritionnelles, nombre d’unités d’alcool* par contenant, mention « l’abus d’alcool est dangereux pour la santé – ne pas consommer plus de 2 unités par jour et s’abstenir de consommer au moins 2 jours » ;
la promotion des espaces d’information rappelant les repères de consommation à moindre risque et le pourquoi de ceux-ci ;
l’augmentation des prix de l’alcool via les mesures suivantes :
l’imposition d’un prix minimum par unité d’alcool vendu au détail,
l’interdiction d’offrir des boissons alcoolisées gratuitement ou à prix considérablement réduit,
l’augmentation des taxes et accises ;
l’encadrement de la distribution d’alcool avec pour objectif de limiter l’accessibilité physique aux boissons alcoolisées (interdiction de vente d’alcool dans les stations-service, les distributeurs automatiques, les magasins de nuit, les magasins situés dans les hôpitaux, mais aussi dans les boulangeries, les librairies,…) ;
la mise à disposition gratuite d’eau du robinet dans l’Horeca ;
pour les 16-18 ans, l’adaptation de la législation sur la vente, l’offre et la distribution, en renforçant structurellement l’éducation, la prévention et la réduction des risques (information et éducation à la santé via tous les canaux exploitables).
Pour un véritable effet, ces mesures doivent être combinées, continues, maintenues à long terme et s’adresser à l’ensemble de la population.
L’élaboration de telles mesures et leur application doivent être protégées contre l’ingérence (bien réelle) des intérêts commerciaux. Des mécanismes appropriés doivent être mis en place pour surveiller systématiquement ces ingérences, de même qu’il convient de financer justement la recherche scientifique sur les conséquences de la consommation d’alcool, et l’évaluation des effets des interventions et des mesures politiques.
Ces recommandations, basées sur les preuves, montrent hélas combien les axes autour duquel tendra à s’articuler le futur Plan Alcool Interfédéral sont minces, prouvant une nouvelle fois que les expert·es indépendant·es en charge de la santé n’auront pas été entendu·es…
Contact cellule Alcool : Dr Eric Paquet (epaquet2729@gmail.com / 0474 34 08 65)
* En Alcoologie, une unité standard d’alcool est définie comme le volume de boisson contenant 10 grammes d’alcool pur : cela correspond à environ 250 ml de bière (à 5 % d’alcool), 100 ml de vin (à 12 % d’alcool) et 35 ml de spiritueux (à 40 % d’alcool).
Références :
The Global Health Observatory (WHO). Alcohol, total per capita (15+ years) consumption (in litres of pure alcohol). Consulté le 14 mars 2023, à l’adresse https://www.who.int/data/gho/indicator-metadata-registry/imr-details/465
Selon les estimations de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), en 2019, il avait été consommé en Belgique 10,8 litres d’alcool pur par habitant de plus de 15 ans : soit environ 216 litres de bière pils, ou 86 litres de vin, ou 26 litres de whisky.
Cabinet du Ministre Frank Vandenbroucke. (2022, 10 novembre). Position fédérale sur le Plan alcool interfédéral. Consulté le 14 mars 2023, à l’adresse https://vandenbroucke.belgium.be/fr/position-f%C3%A9d%C3%A9rale-sur-le-p...
Stévenot, C. & Hogge, M. (2022). Tableau de bord de l’usage de drogues et ses conséquences sociosanitaires (en Wallonie et à Bruxelles). Consulté le 14 mars 2023, à l’adresse https://eurotox.org/2022/05/20/tableaux-de-bord-2021-de-lusage-de-drogue...
(2021, juillet). Plan d’action mondial contre l’alcool 2022-2030 pour renforcer la mise en œuvre de la Stratégie mondiale visant à réduire l’usage nocif de l’alcool. Consulté le 14 mars 2023, à l’adresse https://cdn.who.int/media/docs/default-source/alcohol/alcohol-action-pla...
Conseil Supérieur de la Santé. (2018, mai). Risques liés à la consommation d’alcool. Consulté le 14 mars 2023, à l’adresse https://www.health.belgium.be/sites/default/files/uploads/fields/fpsheal...
(2018, 27 septembre). Global status report on alcohol and health 2018. Consulté le 14 mars 2023, à l’adresse https://www.who.int/publications/i/item/9789241565639
Babor, T., Caetano, R., Casswell, S., Edwards, G., Giesbrecht, N., Graham, K. et coll. (2010). Alcohol: No ordinary commodity – Research and public policy (2e éd.). Oxford University Press.
Stockwell, T., Wettlaufer, A., Vallance, K., Chow, C., Giesbrecht, N., April, N., Asbridge, M., Callaghan, R.C., Cukier, S., Davis-MacNevin, P., Dubé, M., Hynes, G., Mann, R., Solomon, R., Thomas, G., & Thompson, K. (2019). Université de Victoria. Diminution des méfaits et des coûts liés à l’alcool au Québec : Examen des politiques. Consulté le 14 mars 2023, à l’adresse https://www.uvic.ca/research/centres/cisur/assets/docs/report-cape-qc-fr...
Van Havere, T., Dirkx, N., Vander Laenen, F., De Clercq, B., Buijs, T., Mathys, C., van Praet S., Deforche B., El Houti, A., Van Damme, J., Van der Kreeft, P., & Lemaïtre A. (2017) La loi de 2009 concernant la vente et le service d’alcool aux jeunes: de l’esprit de la loi à se mise en application. Consulté le 14 mars 2023, à l’adresse https://www.news.uliege.be/upload/docs/application/pdf/2018-02/alcolaw_f...
(2016, octobre). La consommation excessive d’alcool chez les jeunes Québécois : interventions efficaces de prévention. Consulté le 14 mars 2023, à l’adresse https://www.inspq.qc.ca/sites/default/files/publications/2214_consommati...
(2020). Un prix minimum par verre d’alcool standard pour le Québec : estimation de l’impact sur les décès et les hospitalisations. Consulté le 14 mars 2023, à l’adresse https://www.inspq.qc.ca/sites/default/files/publications/2636_prix_minim...
Ministère de la Santé et de la Prévention. (2021, 26 février). Campagne d’information sur l’alcool : lancement le 26 mars. Consulté le 14 mars 2023, à l’adresse https://sante.gouv.fr/systeme-de-sante/strategie-nationale-de-sante/prio...
Laenen, F. V., Annemans, L., Lievens, D., Pauwels, L., Hardyns, W., Schils, N., Putman, K., & Verhaeghe, N. (2016). Le coût social du crime lié aux substances légales et illégales en Belgique : alcool, drogues illicites, tabac, médicaments pharmaceutiques. Belspo Forum i.s.m. Algemene Cel Drugsbeleid, Presentaties. http://hdl.handle.net/1854/LU-8580171
Verhaeghe, N., Lievens, D., Annemans, L., Laenen, F. V., & Putman, K. (2017). The health-related social costs of alcohol in Belgium. BMC Public Health, 17(1). https://doi.org/10.1186/s12889-017-4974-4
Pour l'alcool la douce coercition c'est:
- Le droit d'acheter, posséder, consommer, produire/partager à 18 ans.
- Exception : Le droit de consommation par des enfants de 6-12 ans et moins
dont le cerveau ne sera complété qu'à 23-25 ans sans risque d'emprisonnement pour les parents irresponsables
ni de visites de la police ou la DPJ.
DPJ qui ne considère pas la consommation d'alcool comme un danger
pour la santé physique et psychique des enfants, de la jeunesse.
La preuve c'est pourquoi elle ne suggère ni exige un âge minimum de consommation !
- Leur fournir des millions de points de ventes.
- De nombreux endroits de consommation en intérieur comme en extérieur (Terrasses, Parcs, Évènements, etc. !)
- Le droit à la publicité, les dégustations, la fidélisation, les rabais, etc.
Cette douce coercition devait s'appliquer aux personnes
qui ne sont pas violentes envers elles et les autres
et qui ne conduisent pas défoncés, est un échec mortel acceptable/évitable !
TABAC
En Belgique, près de 20.000 décès par an (55 décès par jour) sont directement attribuables au tabac, dont un quart dû à des maladies cardiovasculaires.
En plus des nombreux cancers
Cancers les plus touchés par le tabagisme
Le plus grand nombre de décès imputables au tabac, tant chez les hommes que chez les femmes, étaient dus aux cancers du poumon et de la vessie. Les plus grandes proportions de décès par cancer liés au tabac ont été constatées dans des pays :
poumon (90,2%)
larynx (85,6%)
œsophage (58%)
cavité buccale/pharynx (55,5 %)
vessie (52,7%)
Les hommes présentaient généralement des proportions plus élevées de cancers liés au tabac que les femmes, les différences les plus importantes étant observées dans :
cancer du foie (33,9 % d'hommes, 11,1 % de femmes)
cancer de l'estomac (25,9 % d'hommes, 6,5 % de femmes)
cancer du rein (23,8 % d'hommes, 6,8 % de femmes)
leucémie myéloïde aiguë (20,8 % d'hommes, 3,0 % de femmes).
Et nombreuses visites aux urgences, recours aux ambulances, hospitalisations !
Ces chiffres ne sont pas acceptables !?
Le tabac est toujours légal même si l'âge est passé de 16 à 18 ans !
Qui n'a pas diminuer les méfaits mortels sur la santé publique et économique
CONCLUSION :
Il faut cesser de comparer le cannabis, avec zéro morts en 8 000 ans d'usages.
En 100 ans de cannabis avec des produits supposément contaminés
et non réglementés, sans être renseignés sur leur puissance.
En 23 ans de thérapeutique légal. En 5 ans de récréatif légal au fédéral !
Le comparer au tabac aux nombreuses morts journalières et nombreux méfaits, cancers avérés, etc. !
poumon (90,2%)
larynx (85,6%)
œsophage (58%)
cavité buccale/pharynx (55,5 %)
vessie (52,7%)
cancer du foie (33,9 % d'hommes, 11,1 % de femmes)
cancer de l'estomac (25,9 % d'hommes, 6,5 % de femmes)
cancer du rein (23,8 % d'hommes, 6,8 % de femmes)
leucémie myéloïde aiguë (20,8 % d'hommes, 3,0 % de femmes).