Le gouvernement du Canada lance une initiative de recherche sur le cannabis dotée d'un budget de 24 millions de dollars
« Une bonne politique de santé repose sur des données probantes solides », a déclaré le ministre de la Santé.
Les UNE étude/sondage et leurs compilations
publiés dans les médias à sensation « ne sont pas des données probantes solides »
contrairement aux expériences sur des humains en double aveugle. Zappiste
Un budget de recherche sur le cannabis de 24 millions de dollars.
Sur les 2,5 milliards de dollars de recettes provenant des ventes de cannabis à usage récréatif,
Au cours de l’exercice financier 2024-2025, les gouvernements fédéral et provinciaux du Canada
ont engrangé 2,5 milliards de dollars de recettes provenant des ventes de cannabis à usage récréatif,
soit une hausse de 11,5 % par rapport à l’exercice précédent.
Les ventes totales de cannabis au détail ont atteint entre 5,5 et 5,6 milliards de dollars ,
tandis que l’industrie du cannabis dans son ensemble
a contribué à hauteur de près de 11,6 milliards de dollars au PIB du Canada.
Le gouvernement du Canada lance une initiative de recherche sur le cannabis dotée d'un budget de 24 millions de dollars.
12 août 2026| David Brown
Le gouvernement du Canada investit 24 millions de dollars pour étudier les effets du cannabis sur la santé cérébrale.
Le premier consortium national canadien de recherche sur le cannabis et la santé cérébrale réunira des chercheurs et des experts de partout au pays afin d'étudier comment le cannabis affecte la santé cérébrale tout au long de la vie.
Le programme permettra également de créer une infrastructure de recherche nationale coordonnée afin d'harmoniser les données provenant de sources multiples et d'en faciliter l'accès dans toutes les provinces et tous les territoires, constituant ainsi une ressource nationale que les chercheurs de partout au Canada pourront consulter de façon continue.
L’honorable Marjorie Michel, ministre de la Santé, a annoncé le 12 août 2026 un investissement de 24 millions de dollars par l’entremise des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) pour établir le Consortium canadien sur le cannabis et la santé cérébrale, le premier consortium national de recherche sur le cannabis et la santé cérébrale au Canada.
« Une bonne politique de santé repose sur des données probantes solides », a déclaré le ministre de la Santé. « Cet investissement de 24 millions de dollars permettra de réunir des chercheurs de partout au pays afin d’approfondir notre compréhension des effets du cannabis sur la santé cérébrale et de produire des connaissances qui contribueront à améliorer les soins, à éclairer les politiques et à soutenir la santé des Canadiens. »
Plus d'un adulte canadien sur trois a déclaré avoir consommé du cannabis en 2025. Bien que le gouvernement note que de nombreuses personnes consomment du cannabis sans subir d'effets indésirables graves, il souligne également ce qu'il considère comme des questions importantes concernant son impact sur la santé cérébrale à différentes étapes de la vie, en particulier chez les jeunes, les femmes enceintes, les consommateurs fréquents et les personnes présentant un risque accru de problèmes de santé mentale.
Composée de 10 équipes multidisciplinaires, cette initiative explorera divers sujets tels que les possibilités thérapeutiques du cannabis et son influence sur le bien-être neurologique, le sommeil et le développement fœtal. Des experts examineront également la consommation de cannabis chez les personnes souffrant de psychose, d'épilepsie et de stress post-traumatique afin de mieux comprendre son impact sur la santé globale. Ces recherches visent à améliorer la prise en charge des patients tout en jetant les bases d'une pratique clinique fondée sur les données et d'une réglementation gouvernementale adaptée.
« À mesure que la consommation et les produits dérivés du cannabis évoluent, notre compréhension de leurs effets sur la santé doit elle aussi progresser », a déclaré la Dre Patricia Conrod, directrice scientifique de l’Institut des neurosciences, de la santé mentale et des toxicomanies des IRSC. « Le Consortium canadien sur le cannabis et la santé cérébrale aidera les chercheurs à mieux comprendre comment le cannabis affecte la santé des personnes à tous les âges de la vie, ce qui permettra d’élaborer des connaissances qui orienteront la prévention, les soins et l’élaboration de politiques fondées sur des données probantes pour les années à venir. »
Les recherches du consortium incluront des populations historiquement sous-représentées dans la recherche sur le cannabis, notamment les peuples autochtones et les personnes ayant des antécédents médicaux rares ou complexes.
Établi dans le cadre de la Stratégie intégrée de recherche sur le cannabis des IRSC à la suite de la légalisation, ce projet a été mis en œuvre par six instituts des IRSC afin de combler d’importantes lacunes en matière de données probantes, mises en lumière par l’ Examen législatif de la Loi sur le cannabis de 2024. Ce rapport concluait à l’insuffisance de données probantes pour évaluer pleinement les répercussions de la légalisation sur la santé et la sécurité publiques.
« À l’avenir, il sera important que le gouvernement du Canada alloue les fonds et les ressources nécessaires pour assurer la mise en œuvre efficace du cadre réglementaire sur le cannabis », indique notamment le rapport de 2024. « Il faudra notamment allouer des ressources à des domaines qui n’ont pas bénéficié d’un financement spécifique au départ, comme la recherche sur le potentiel thérapeutique du cannabis et les programmes de prévention et de traitement. »
Les conclusions soulignent l’urgence de renforcer les stratégies de prévention auprès des jeunes afin de limiter les risques liés à la consommation et de prévenir l’ingestion accidentelle, tout en préconisant une réglementation plus rigoureuse des concentrations élevées de THC dans les produits destinés aux adultes. Elles recommandent également que Santé Canada établisse et surveille des objectifs de réduction de la consommation de cannabis chez les jeunes et les jeunes adultes, ainsi que des méfaits qui y sont associés.
Bien que l’examen recommande le maintien de mesures sanitaires fondamentales, il souligne le besoin crucial d’une mise en œuvre plus rigoureuse et de directives plus transparentes pour l’industrie en matière de commercialisation et d’emballage. De plus, le rapport met en évidence la nécessité de réviser la Loi sur le cannabis afin de soutenir les ententes de collaboration qui confèrent aux gouvernements autochtones une plus grande autonomie et des procédures d’autorisation simplifiées.
« Les recherches démontrent clairement que l’exposition au cannabis peut perturber le développement normal du cerveau, qui se poursuit jusqu’à l’âge de 25 ans », indique l’analyse législative. « Une consommation plus précoce et plus intensive de cannabis accroît le risque d’effets indésirables graves. La banalisation sociale et culturelle de substances comme le tabac et l’alcool attise la curiosité à leur égard, minimise les risques perçus et peut inciter les individus, notamment les jeunes, à sous-estimer leurs dangers potentiels. »
« Les comportements et les perceptions liés au cannabis devraient être surveillés dans tous les groupes d’âge afin d’éviter que la normalisation de sa consommation chez les jeunes ne devienne une conséquence involontaire de la légalisation. Le gouvernement du Canada a un rôle à jouer pour protéger les jeunes des méfaits du cannabis en décourageant la normalisation de sa consommation, en favorisant une prise de décision éclairée et en aidant les jeunes à acquérir des compétences qui les protégeront mieux contre la consommation précoce de substances (y compris le cannabis). »
Depuis la légalisation du cannabis récréatif en octobre 2018, le gouvernement fédéral a investi environ 46 millions de dollars dans la recherche en santé publique et des initiatives ciblées de sensibilisation. Un montant initial de 24,5 millions de dollars a été investi par l’entremise des IRSC et de partenaires clés du secteur de la santé (dont la Société canadienne du cancer et la Commission de la santé mentale du Canada) afin d’étudier les méfaits et les usages thérapeutiques du cannabis.
Le budget fédéral 2018-2019 prévoyait des dépenses de 83 millions de dollars pour l'éducation sur le cannabis au cours des cinq premières années suivant sa légalisation. Or, selon Radio-Canada, fin 2025 , Santé Canada a indiqué n'avoir dépensé qu'environ 21,6 millions de dollars en programmes d'éducation et de prévention depuis la légalisation. Le gouvernement fédéral a également investi environ 29,6 millions de dollars dans 26 autres programmes d'éducation et de prévention sur le cannabis depuis 2018.
Le nombre de jeunes (de la 10e à la 12e année) qui déclarent consommer fréquemment du cannabis (quotidiennement ou hebdomadairement) au cours des 30 derniers jours a légèrement diminué ces dernières années . En 2021-2022, 285 444 Canadiens ont consulté des produits d’information en santé publique sur le cannabis et la polyconsommation de substances. De 2022 à 2025, ce nombre s’élevait à 242 217.
Le pourcentage de jeunes (de la 7e à la 12e année) qui estiment qu’il n’y a « aucun risque » à fumer régulièrement du cannabis a diminué, passant de 9 % en 2018-2019 à 7 % en 2021-2022.
En 2024, la plupart des Canadiens (70 %) ont déclaré être plutôt ou tout à fait d’accord pour dire qu’ils avaient accès à suffisamment d’informations fiables sur les risques pour la santé liés au cannabis pour prendre une décision éclairée sur sa consommation.
Ce phénomène était plus fréquent chez les personnes ayant consommé du cannabis au cours des 12 derniers mois (84 %) que chez celles n'en ayant pas consommé (63 %). Toutefois, les résultats de la plus récente Enquête canadienne sur le cannabis et de l'Étude internationale sur les politiques relatives au cannabis indiquent qu'un moins grand nombre de Canadiens sont exposés aux campagnes d'information du public et aux messages de santé et de sécurité qu'immédiatement après la légalisation du cannabis à des fins non médicales.














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